Le blog du Temps de l'Immaculée.
29/11/2024
La Tilma, des découvertes prodigieuses !
Que sâest-il passĂ© au juste ? Le tissu appartenant Ă Juan Diego dans lequel se trouvaient des fleurs et sur lequel le visage de la Sainte Vierge sâest imprimĂ©, renferme des trĂ©sors de dĂ©couvertes que la technologie moderne rĂ©vĂšle et continuera de rĂ©vĂ©ler aux hommes de notre Ă©poque. Un exemple : dans les yeux de la Vierge Marie, on a pu identifier le visage des personnes prĂ©sentes le jour oĂč Juan Diego est venu voir lâĂ©vĂȘque des lieux en apportant la preuve de la vĂ©racitĂ© de son message : des roses de Castille et surtout lâimage qui sâest formĂ©e sur sa tilma⊠Cette dĂ©couverte prodigieuse est loin dâĂȘtre la seule !
Des témoignages bouleversants
Le film bientĂŽt diffusĂ© dans les salles revient sur lâhistoire des apparitions. Il rassemble de nombreux tĂ©moignages de personnes converties aprĂšs sâĂȘtre rendues en pĂšlerinage Ă Mexico, sur le lieu des apparitions. Les apparitions de Notre Dame de Guadalupe ont bouleversĂ© le visage du Mexique, pays devenu profondĂ©ment chrĂ©tien. On sait que 9 millions dâindiens se sont convertis en seulement 10 ans.
David Caron Olivares, spécialiste des apparitions du Mexique, est interviewé par Jeanne Smits et Armel Joubert des Ouches (vidéo 52') :
Source : article de Michel Janva
Photo d'illustration : Juan Carlos Fonseca Mata, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
29/11/2024
Au-delĂ des complaisances et de la mise en dhimitude volontaire du « pays lĂ©gal » français, lâenlĂšvement de Boualem Sansal fait immĂ©diatement penser Ă ce que fut la piraterie algĂ©roise qui porta sur des dizaines de milliers dâEuropĂ©ens. Des malheureux qui, pour la plupart, finirent leurs jours sous les chaines avant dâĂȘtre enterrĂ©s dans la banlieue dâAlger dans ce qui, avant la conquĂȘte française de 1830, Ă©tait dĂ©signĂ© comme le « cimetiĂšre des chrĂ©tiens ».
Câest en effet par dizaines de milliers que des hommes, des femmes et des enfants europĂ©ens furent pris en mer ou enlevĂ©s Ă terre par les pirates dâAlger. De 1689 Ă 1697, Marseille perdit ainsi 260 navires ou barques de pĂȘche et plusieurs milliers de marins et de passagers, tous ayant Ă©tĂ© rĂ©duits en esclavage. En 1718, la comtesse du Bourk qui avait embarquĂ© Ă SĂšte pour rejoindre son mari ambassadeur en Espagne, fut ainsi capturĂ©e en mer avec ses enfants, dont la petite Marie-Anne ĂągĂ©e de 9 ans.
Dans une intĂ©ressante mise au point publiĂ©e en 2004 et consacrĂ©e aux captifs britanniques intitulĂ©e Face Ă la violence des Etats barbaresques, quelques voix dâesclaves britanniques (en ligne), JoĂ«lle Harel explique comment les pirates algĂ©rois avaient imposĂ© une sorte dâoctroi-tribut aux nations chrĂ©tiennes, ce qui produisait une source de revenus quasiment illimitĂ©e Ă la RĂ©gence dâAlger. Le Danemark consacrait ainsi 15% de ses revenus commerciaux en mĂ©diterranĂ©e au tribut versĂ© Ă Alger afin de garantir la sĂ©curitĂ© de ses navires. Lâauteur montre Ă©galement que les Etats dâEurope payĂšrent cet octroi-tribut essentiellement sous forme de munitions et dâarmements. Ainsi, et pendant plusieurs siĂšcles, lâEurope fournit-elle paradoxalement les meilleures armes et les experts militaires nĂ©cessaires Ă leur utilisation, Ă ses pires ennemis (Harel, 2004 :4-5).
Dans son cĂ©lĂšbre livre paru en 2003 et intitulĂ© LâIslam et la mer, la mosquĂ©e et le matelot (VII°-XX° siĂšcle), Xavier de Planhol a quant Ă lui dĂ©taillĂ© ce type de fourniture :
« En 1680, la Hollande fournissait Ă Alger 8 piĂšces canons, 50 livres de balles avec les accessoires, 40 mĂąts,500 barils de poudre, 5000 boulets et un vaisseau de cĂąbles et dâagrĂšs et sâengageait Ă faire de mĂȘme tous les ans. En 1711, elle donnait 8 canons de bronze, 16 de fer, 24 affĂ»ts et 7000 boulets, 600 barils de poudre ; 800 fusiils,400 lames dâĂ©pĂ©e, 25 mĂąts et 8 gros cĂąbles. En 1731 la SuĂšde envoyait 800 barils de poudre,8 gros cĂąbles, 50 mĂąts, 800 fusils,800 sabres,40 piĂšces de canons et 6000 boulets (Planhol, 2003 :174).
Cet octroi-tribut ne garantissait cependant pas la sĂ©curitĂ© des navires britanniques puisque, en 1616, Alger dĂ©tenait 450 vaisseaux de commerce anglais, et, au cours de la seule annĂ©e 1625, mille marins et pĂȘcheurs de Plymouth furent capturĂ©s, certains Ă moins de 30 miles des cĂŽtes (Harel, 2004 :8). Selon Fernand Braudel (1993) La MĂ©diterranĂ©e et le monde mĂ©diterranĂ©en Ă lâĂ©poque de Philippe II, entre 1600 et 1640 environ 800 navires de commerce britanniques furent arraisonnĂ©s en MĂ©diterranĂ©e et 12 000 marins ou passagers capturĂ©s. Entre 1660 et 1730, environ 20 000 britanniques furent dĂ©tenus en esclavage, essentiellement Ă Alger.
En 1682, afin de tenter de mettre un terme Ă cette vĂ©ritable saignĂ©e, lâAngleterre conclut un traitĂ© de paix bien inĂ©gal avec Alger car, en Ă©change de promesses qui ne furent guĂšre tenues, elle lui livra un Ă©norme matĂ©riel de guerre tout en lui abandonnant 350 bĂątiments de commerce capturĂ©s, ainsi que leurs Ă©quipages devenus esclaves et qui ne furent semble-t-il pas libĂ©rĂ©s. Quant Ă lâaffront fait au consul anglais qui avait Ă©tĂ© attelĂ© Ă une charrue, il fut diplomatiquement « oubliĂ© » (Harel, 2004 :12).
Ces raids se poursuivirent jusquâau dĂ©but du XIX° siĂšcle. Ainsi, Ciro, petit port de Calabre fut-il attaquĂ© et razziĂ© Ă trois reprises en 1803 et deux en 1804.
GrĂące aux rapports des pĂšres des Ordres religieux dits de « rĂ©demption des captifs », quâil sâagisse de lâOrdre des Trinitaires fondĂ© par Jean de Matha et FĂ©lix de Valois, ou des PĂšres de la Merci, les MercĂ©daires, un ordre religieux fondĂ© par Pierre Nolasque, nous connaissons les noms de milliers dâesclaves rachetĂ©s, ainsi que leurs villes ou villages dâorigine, cependant que, faute de moyens, des dizaines de milliers dâautres ne le furent pas et moururent dans les chaĂźnes.
En 1643, le PĂšre Lucien HĂ©raut, prĂȘtre de lâOrdre de la TrinitĂ© et RĂ©demption des Captifs, rentra en France avec 50 malheureux Français quâil venait de racheter aux esclavagistes algĂ©rois. Faute de moyens, la mort dans lâĂąme, il avait laissĂ© derriĂšre lui plusieurs milliers dâautres Français, sans compter les milliers dâesclaves appartenant aux autres nations europĂ©ennes.
Dans une lettre dâune grande puissance de tĂ©moignage adressĂ©e Ă Anne dâAutriche, Reine-RĂ©gente du royaume de France, le pĂšre HĂ©raut se fit lâinterprĂšte des captifs, sâadressant Ă la reine en leur nom, afin de lui demander une aide financiĂšre pour les racheter. Une lettre qui devrait clore les prĂ©tentions et les exigences dâexcuses des descendants des esclavagistes algĂ©rois :
« Larmes et clameurs des Chrestiens françois de nation, captifs en la ville dâAlger en Barbarie, adressĂ©es Ă la reine rĂ©gente, par le R. P. Lucien Heraut, Religieux de lâOrdre de la TrinitĂ© et RĂ©demption des Captifs, 1643.
« (âŠ) ainsi quâil arrive ordinairement aux vassaux de vostre MajestĂ©, qui croupissent miserablement dans lâhorrible esclavage (âŠ) cette mesme necessitĂ© addresse aux pieds de sa clemence et Royalle bontĂ©, les larmes et soupirs de plus de deux milles François de nation Esclaves en la seule ville dâAlger en Barbarie, Ă lâendroit desquels sâexerce les plus grandes cruautĂ©s que lâesprit humain puisse excogiter, et les seuls esprits infernaux inventer.
Ce nâest pas, Madame, une simple exaggeration (âŠ) de ceux, qui par malheur sont tombĂ©s dans les griffes de ces Monstres , et qui ont ressenty, comme nous, leur infernalle cruautĂ©, pendant le long sejour dâune dure captivitĂ©, les rigueurs de laquelle nous experimentons de jour en jour par des nouveaux tourments: la faim, le soif, le froid, le fer, et les gibets (âŠ) mais il est certain que les Turcs et Barbares encherissent aujourdâhui par-dessus tout cela, inventans journellement de nouveaux tourments, contre ceux quâils veulent miserablement prostituer, notamment Ă lâendroit de la jeunesse, captive de lâun et lâautre sexe, afin de la corrompre Ă porter Ă des pechĂ©s si horribles et infames, quâils nâont point de nom, et qui ne se commettent que parmys ces monstres et furies infernales et ceux qui resistent Ă leurs brutales passions, sont Ă©corchez et dechirez Ă coup de bastons, les pendants tous nuds Ă un plancher par les pieds, leur arrachant les ongles des doigts, brullant la plante des pieds avec des flambeaux ardents, en sorte que bien souvent ils meurent en ce tourment.(âŠ)
Les empalements sont ordinaires, et le crucifiment se pratique parmy ces maudits barbares, en cette sorte ils attachent le pauvre patient sur une maniĂšre dâechelle, et lui clouent les deux pieds, et les deux mains Ă icelle, puis aprĂšs ils dressent ladite Eschelle contre une muraille en quelque place publique, oĂč aux portes et entrĂ©es des villes (âŠ) et demeurent aussi quelque fois trois ou quatre jours Ă languir sans quâil soit permis Ă aucun de leur donner soulagement.
Dâautres sont Ă©corchez tous vifs, et quantitez de bruslez Ă petit feu Ă la moindre accusation et sans autre forme de procez, sont trainez Ă ce rigoureux supplice, et lĂ attachez tout nuds avec une chaine Ă un poteau, et un feu lent tout autour rangĂ© en rond, de vingt-cinq pieds ou environ de diametre, afin de faire rostir Ă loisir, et cependant leur servir de passe-temps, dâautres sont accrochez aux tours ou portes des villes, Ă des pointes de fer, oĂč bien souvent ils languissent fort long temps ».
Pour en savoir plus, on se reportera Ă deux de mes livres :
- Esclavage, lâhistoire Ă lâendroit
- AlgĂ©rie, lâhistoire Ă lâendroit
28/11/2024
Lâancienne ministre considĂšre que lâHomme est en pĂ©ril et que lâon veut faire de lui un esclave. Pour conjurer cette sombre analyse, elle dĂ©taille huit grands chantiers stratĂ©giques et indique, Ă lâaide de trĂšs nombreux exemples, les leviers quâelle a pu expĂ©rimenter pour une action politique vraiment fĂ©conde : "il sâagit de mettre son casque et commencer Ă rebĂątir". A ceux qui verraient dans ces mĂ©moires Ă©tonnantes et dâactualitĂ©, un testament⊠Christine Boutin apporte un dĂ©menti cinglant en continuant de porter le fer et la polĂ©mique. Ainsi, malgrĂ© les reproches, la femme politique sâen prend directement au prĂ©sident Macron : "Jâaffirme que Macron est possĂ©dĂ©. Je dis cela avec mes mots, mais Macron a pactisĂ© avec des puissances qui ne sont pas celles de la vie et du respect de la vie !".
27/11/2024
« La Vierge mâa appris Ă prier la couronne du Rosaire des 7 douleurs parce quâelle disait que se prĂ©parait une tragĂ©die pour le Rwanda. La Madone nous a demandĂ© de changer notre style de vie, dâaimer les sacrements, de faire pĂ©nitence, de prier sans cesse en rĂ©citant le Rosaire des 7 douleurs pour la conversion du cĆur de ceux qui se sont Ă©loignĂ©s de Dieu, et dâĂȘtre humbles en demandant pardon et en pardonnant. »
Mgr Augustin Misago, EvĂȘque de Gikongoro (sur ouest du Rwanda), commente :
« Le pardon est un Ă©lĂ©ment central du message Ă©vangĂ©lique⊠Sans le pardonen effet on ne peut construire une sociĂ©tĂ© fondĂ©e sur lâĂvangile. Sans le pardon il ne peut y avoir de sociĂ©tĂ© saine mais seulement une sociĂ©tĂ© dĂ©chirĂ©e ».
Mgr Misago rappelle la stupeur et lâinquiĂ©tude gĂ©nĂ©rĂ©es par le rĂ©cit des voyantes :
« Aujourdâhui nous pouvons dire quâil y a eu une prĂ©diction du drame rwandais, mais je me souviens que le 15 aoĂ»t 1982, Ă la fĂȘte de lâAssomption, les voyantes au lieu de voir la Vierge pleine de joie, ont Ă©tĂ© tĂ©moins de terribles visions, effrayantes, de cadavres dâoĂč jaillissaient dâabondants flots de sang, laissĂ©s sans sĂ©pultures sur les collines. Personne ne savait ce que signifiaient ces terribles images. Maintenant on peut relire les Ă©vĂ©nements et penser quâelles pouvaient ĂȘtre une vision de ce qui est arrivĂ© au Rwanda mais aussi dans la rĂ©gion des Grands Lacs oĂč le sang coule, au Burundi, en Ouganda, et dans la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo ».
L'Ă©vĂȘque de Gikongoro ajoute que le message de la Vierge Ă Kibeho concerne toute lâhumanitĂ©. « Il faut une conversion des cĆurs pour obtenir une plus grande justice. Nous vivons dans une situation de dĂ©sĂ©quilibre mondial oĂč les riches continuent Ă sâenrichir et les pauvres Ă sâappauvrir. Câest une situation honteuse que chacun devra Ă©valuer selon sa conscience ».
26/11/2024
Les armes lourdes illégales en France proviennent principalement d'Afrique, des Balkans et d'Ukraine.
Les trafiquants de drogue n'ont pas utilisé leurs armes pendant les émeutes de 2023 car la priorité reste le commerce de la drogue et une guerre ne leur serait pas favorable. De plus, ils régulent l'usage des armes pour maintenir un certain contrÎle.
Le prix d'une Kalachnikov sur le marché noir en France varie entre 400 et 3000 euros, en fonction de la provenance et de la qualité de l'arme.
Un garçon de 8 ans a récemment commandé une Kalachnikov sur le darknet depuis le domicile de ses parents aux Pays-Bas, ce qui illustre la facilité d'accÚs aux armes de guerre en France.
Les armes illégales sont acheminées en France par différentes voies : les armes anciennes proviennent souvent de cambriolages, tandis que les armes lourdes arrivent des Balkans, du Sahel et d'Ukraine. Des piÚces détachées sont également livrées par colis, dissimulées dans des objets du quotidien.
Marseille et la Seine-Saint-Denis sont deux exemples de villes françaises oĂč la prĂ©sence d'armes illĂ©gales est particuliĂšrement prĂ©occupante.
Les délinquants sont souvent mieux armés que les forces de l'ordre, avec des Kalachnikov et des Zastava M 70, alors que les policiers sont principalement équipés de pistolets.
Selon la préfecture de Police de Paris, la majorité des émeutiers lors des derniÚres émeutes étaient des jeunes de moins de 25 ans, de nationalité française mais souvent issus de l'immigration (2e ou 3e génération), principalement du Maghreb ou d'Afrique subsaharienne.
L'état-major français aurait élaboré un plan appelé "opération ronces", inspiré de l'expérience de l'armée israélienne à Gaza, pour se préparer à une éventuelle insurrection armée sur le territoire national.
Selon Michel Aubouin (*), la République française s'effondrerait en cas d'insurrection car les forces de l'ordre ne seraient pas suffisantes pour faire face à un grand nombre d'individus déterminés.
(*) Michel Aubouin est Ănarque, haut-fonctionnaire et ancien prĂ©fet, il est aussi lâauteur dâune dizaine dâouvrages dont 40 ans dans les citĂ©s et Histoire de la police.
26/11/2024
Ce passionnant article d'Aleteia Ă©crit par Anne Bernet explore l'histoire de la mĂ©daille miraculeuse, apparue suite aux apparitions mariales Ă sĆur Catherine LabourĂ© en 1830. Son succĂšs fulgurant, notamment lors de l'Ă©pidĂ©mie de cholĂ©ra de 1832, est attribuĂ© Ă de nombreux prodiges et guĂ©risons. L'article souligne le contexte politique et religieux de l'Ă©poque, ainsi que le rĂŽle de l'archevĂȘque de Paris dans la diffusion de la mĂ©daille. Il insiste sur le caractĂšre religieux de la mĂ©daille, la distinguant d'un simple porte-bonheur, et met l'accent sur sa fonction de protection spirituelle. Finalement, l'article cĂ©lĂšbre la mĂ©daille comme un don divin, dont la popularitĂ© ne s'est jamais dĂ©mentie.
25/11/2024
Il me semble assez Ă©vident que la liturgie ne peut et ne doit pas ĂȘtre absorbĂ©e par les deux autres Ă©lĂ©ments, et quâelle doit nĂ©cessairement les former et les informer. Lâerreur, trĂšs grave, a Ă©tĂ© commise lorsque lâon a pensĂ© que lâimportation brutale du binĂŽme jeunes-musique dans la liturgie amĂ©liorerait la relation entre les jeunes et la liturgie, mais cela nâa manifestement pas Ă©tĂ© le cas, au point quâaujourdâhui, aprĂšs des dĂ©cennies de soi-disant « chants de jeunes », la catĂ©gorie dĂ©mographique la plus absente de nos Ă©glises est prĂ©cisĂ©ment celle des jeunes. Pourtant, certains nostalgiques pensent que continuer sur cette voie pourrait ĂȘtre une solution au problĂšme ; en rĂ©alitĂ©, cela ne peut pas ĂȘtre la solution, câest plutĂŽt le problĂšme. Un chant avec un texte liturgique et une musique pop ne devient pas liturgique, il reste de la musique pop. Et câest un fait, malgrĂ© ce que pensait Karl Rahner.
Dans un article de 1982 intitulé Theology and the Arts (Rahner, Karl (1982). Theology and the Arts. Thought: Fordham University Quarterly 57 (1) : 17-29), Rahner fait cette observation :
« En effet, comme nous lâavons dit, si les arts jouent un rĂŽle dans cette mĂ©diation, que voulons-nous dire lorsque nous parlons de âvoirâ ou âĂ©couterâ Dieu dans une Ćuvre dâart ? ⊠Si ce ne sont pas seulement les oreilles qui entendent, mais toute la personne, alors quelque chose est religieux ou non selon le type de personne quâest lâauditeur et la situation concrĂšte totale dans laquelle il Ă©coute. Le fait quâune mĂ©lodie soit religieuse ou non dĂ©pend simplement de la maniĂšre dont on base son jugement sur la mĂ©lodie prise uniquement dans un contexte purement acoustique, ou si on la place dans un contexte humain total. Dans ce cas, le phĂ©nomĂšne acoustique devient quelque chose de diffĂ©rent, non en soi, mais en relation avec la situation. Cependant, la relation entre le domaine artistique et le domaine religieux nâest pas facile Ă dĂ©finir. Dieu est, en effet, prĂ©sent partout avec Sa grĂące, comme nous voulons lâaffirmer en thĂ©ologie, mais cela ne signifie pas que chaque rĂ©alitĂ© ait le mĂȘme rapport avec moi ou avec Dieu. Dieu nâest pas prĂ©sent dans un changement chimique dans mon estomac de la mĂȘme maniĂšre quâIl lâest lorsque jâagis avec confiance, amour ou responsabilitĂ© envers mon prochain. Par consĂ©quent, la question du possible sens religieux de lâart non religieux est une question difficile Ă rĂ©soudre⊠»
Il est vrai que la musique prend du sens dans un contexte, mais il est Ă©galement vrai que certains types de musique ont des caractĂ©ristiques prĂ©contextuelles. Si, pendant un rave, je fais Ă©couter un chant grĂ©gorien, ce nâest pas le contexte qui le fera devenir de la musique techno.
La bonne question Ă se poser toujours et en tout temps nâest donc pas âquelle musique convient aux jeunesâ, mais : âquelle musique convient Ă la liturgie Ă laquelle les jeunes participent Ă©galement ?â Lâenjeu est de former les jeunes Ă la beautĂ© de la liturgie, non de la dĂ©grader avec des chants indignes en pensant les satisfaire, car cet effort est profondĂ©ment contre-Ă©ducatif.
Je peux tĂ©moigner que les jeunes, sâils sont Ă©duquĂ©s, savent apprĂ©cier la vĂ©ritable musique sacrĂ©e et y voient une oasis spirituelle dans leur parcours souvent frĂ©nĂ©tique. Mais pour que cela se produise, il est nĂ©cessaire que les jeunes soient Ă©duquĂ©s au sein de leur communautĂ© paroissiale par des personnes bien formĂ©es, qui savent comment leur inculquer lâapprĂ©ciation de la vĂ©ritable beautĂ©. Lâimage que certains âanimateurs pastorauxâ ont des jeunes est trĂšs dĂ©gradante, celle de personnes qui aiment faire du bruit et se mouvoir au rythme de certaines musiques frĂ©nĂ©tiques. Certes, la culture consumĂ©riste les pousse Ă faire cela, mais voulons-nous vraiment nourrir cette culture par la musique qui lâaccompagne ?
Nous avons un devoir envers les jeunes : les aider Ă entrer dans la vĂ©ritable beautĂ© de la liturgie, une beautĂ© qui a besoin de lâart vĂ©ritable pour se manifester. Cela ne signifie nullement ĂȘtre âĂ©litisteâ, bien au contraire, cela signifie rendre les richesses de lâĂglise accessibles Ă tous. Les jeunes peuvent apprĂ©cier une belle peinture, une belle composition musicale, un texte poĂ©tique ; ils doivent ĂȘtre guidĂ©s et Ă©duquĂ©s, non divertis avec des pseudo-musiques qui nâoffrent aucun enrichissement spirituel.
Nous devons avoir une opinion plus Ă©levĂ©e de la jeunesse et faire un effort pour les extraire dâune culture qui, en son cĆur, est anti-chrĂ©tienne. La musique peut servir cette culture de mort et de destruction ou devenir la servante de la culture de la vie.
24/11/2024
Ancien Ă©lĂšve de lâEcole navale, Jean-Pierre Maugendre est le directeur gĂ©nĂ©ral de la trĂšs active association Renaissance Catholique qui organise sa traditionnelle fĂȘte du livre, le 1er dĂ©cembre Ă Port-Marly (78). Pour les tĂ©lĂ©spectateurs de TVL, il est surtout lâanimateur, avec Guillaume de Thieulloy, de lâĂ©mission dominicale "Terres de Mission".Dans un trĂšs bel ouvrage intitulĂ© : "Quand la mer se retire", Jean-Pierre Maugendre propose au lecteur toutes les tribunes quâil a consacrĂ© Ă lâactualitĂ© politique et religieuse de 2005 Ă 2024, soit la relecture des presque vingt annĂ©es passĂ©es sous les pontificats des papes Benoit XVI et François.
Pour lâauteur, le catholicisme contemporain est confrontĂ© Ă un double dĂ©fi. Dâune part, lâEglise sâinterroge sur son identitĂ© et sa mission.
Des croyances et des pratiques bimillĂ©naires sont remises en cause. La pratique religieuse est en chute libre parallĂšlement Ă lâeffondrement des vocations. Dâautre part, lâEglise, en particulier en Occident, doit faire face Ă une sĂ©cularisation massive, les lĂ©gislations et la vie quotidienne sâĂ©loignant chaque jour plus de lâenseignement Ă©vangĂ©lique et du simple respect de la loi naturelle.Face Ă ce constat, Jean-Pierre Maugendre propose des pistes de rĂ©sistance et des axes de renouveau.
Dans la prĂ©face du livre, Michel De Jaeghere fait le portrait en creux de lâanimateur de "Terres de Mission" : "Il nâest pas dans le camp des pessimistes ou des optimistes. Il est dans le camp de ceux qui pensent ou placent leur EspĂ©rance dans un retour inĂ©luctable de la pratique religieuse en repoussant la triple tentation de la rĂ©signation, de lâaveuglement et du dĂ©sespoir".
24/11/2024
On n'a pas cessé de chercher les traces de la Catherine « historique ». En vain.
En 1969, l'Ăglise catholique a officiellement radiĂ© Catherine de son Calendrier romain gĂ©nĂ©ral dans le cadre du concile Vatican II. Le nouveau Calendrier liturgique romain prĂ©sentĂ© Ă la suite du motu proprio Mysterii paschalis publiĂ© le 14 fĂ©vrier 1969 par le pape Paul VI est formel : « sainte Catherine (25 novembre) » figure dans la rubrique « Saints qui prĂ©sentent de graves difficultĂ©s historiques » (Sancti qui graves historicas difficultates praebent)42 et, par consĂ©quent, a Ă©tĂ© radiĂ©e de la liste des saints dont le culte est autorisĂ© dans l'Ăglise catholique.
En 2002, cette radiation est annulĂ©e par le pape Jean-Paul II. Il fait rĂ©tablir le nom de la sainte dans le calendrier romain gĂ©nĂ©ral Ă la suite de son pĂšlerinage au monastĂšre Sainte-Catherine du Sinai44. Pour la mĂȘme raison que CĂ©cile : la patronne des musiciens avait Ă©tĂ© maintenue dans le calendrier « Ă cause de la dĂ©votion populaire » (popularis devotionis causa).
La mĂ©moire liturgique de sainte Catherine est toujours cĂ©lĂ©brĂ©e dans l'Ăglise catholique (en 2014) et dans l'orthodoxie, qui la fĂȘte depuis au moins le IXe siĂšcle.
Et puis, elle a parlé à Sainte Jeanne d'Arc, donc pas de discussion ! M'enfin !
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Voici le résumé du texte extrait de La Lédende Dorée de Jacques de Voragine (Sce Wikipedia).
Catherine naquit vers la fin du IIIe siĂšcle dans une famille « royale » d'Alexandrie, en Ăgypte. Elle acquiert rapidement des connaissances qui la placent au niveau des plus grands poĂštes et philosophes du moment : « Catherine, fille du roi Costus, fut instruite dans tous les arts libĂ©raux ». Un jour, elle voit une sĂ©ance d'apostasie de chrĂ©tiens organisĂ©e par l'empereur Maxence (nom que certains hagiographes du Moyen Ăge latin ont voulu remplacer par Maximin) : elle s'adresse Ă lui et « dispute longuement avec lui, en utilisant diverses dĂ©monstrations des syllogismes, l'allĂ©gorie, la mĂ©tonymie et en parlant de claire et mystique façon ». AprĂšs un deuxiĂšme entretien, oĂč Catherine tente de convaincre l'empereur de l'existence du dieu unique des chrĂ©tiens, celui-ci, « constatant qu'il ne pourrait trouver de parade Ă la sagesse de Catherine », convoque une assemblĂ©e de cinquante doctes grammairiens et rhĂ©teurs, et leur promet d'« immenses rĂ©compenses s'ils triomphaient par leurs raisonnements de la vierge argumentatrice ». Les orateurs, amenĂ©s de diverses provinces, demandent pourquoi ils avaient Ă©tĂ© appelĂ©s de lieux aussi Ă©loignĂ©s.
« L'empereur leur dit : « Il y a auprÚs de nous une jeune fille incomparable de bon sens et de sagesse, qui réfute tous les savants et affirme que nos dieux sont des démons. Si vous arrivez à l'emporter sur elle, vous rentrerez chez vous avec de grands honneurs. » En entendant cela, l'un d'eux, indigné, répond d'une voix pleine de colÚre : « Belle décision pour un empereur ! Pour un différend avec une seule fille, il fait venir de pays lointains les savants de ce monde, alors qu'un seul de nos jeunes élÚves pourrait trÚs certainement la confondre ! »
La vierge, encouragĂ©e par un ange du Seigneur l'invitant Ă rĂ©sister avec constance, s'adresse Ă l'empereur devant les orateurs : « Par quelle dĂ©cision peux-tu placer une seule jeune fille devant cinquante orateurs Ă qui, en outre, tu as promis salaire en cas de victoire, alors que tu m'obliges Ă combattre sans espoir de rĂ©compense ? » Puis elle rĂ©ussit Ă faire taire les orateurs par la pertinence de son argumentation et Ă les convertir. L'empereur les fait aussitĂŽt brĂ»ler vifs au milieu de la citĂ©, puis, charmĂ© par sa jeunesse et son « incroyable beautĂ© », s'adresse ensuite Ă Catherine et lui propose une place dans son palais, au second rang aprĂšs la reine. Elle rĂ©pond : « Cesse de tenir de tels propos ! [âŠ] Je me suis donnĂ©e comme Ă©pouse au Christ [...] Rien ne pourra m'Ă©loigner de lâamour que j'ai pour Lui. » L'empereur la fait alors dĂ©vĂȘtir, frapper Ă coups de « scorpions » (fouets armĂ©s de pointes de fer) et jeter dans une prison obscure sans nourriture pendant douze jours.
L'empereur doit s'absenter. La reine et Porphyre, gĂ©nĂ©ral des armĂ©es, qui est aussi son amant, se rendent dans la prison, oĂč ils voient des anges pansant les plaies de la vierge dans une lumiĂšre Ă©clatante. Ils sont convertis avec les soldats de leur suite. Pendant les douze jours, le Christ envoie une colombe blanche qui nourrit la prisonniĂšre « d'un aliment cĂ©leste ». Ă son retour, l'empereur constate qu'elle est toute florissante, lui propose une nouvelle fois d'ĂȘtre sa compagne, ce qu'elle refuse Ă nouveau en rĂ©pondant : « Le Christ est mon Dieu, mon amour, mon berger et mon Ă©poux unique. »
Un préfet conseille alors un supplice féroce pour la vierge, afin que l'exemple de cette mort effraye les autres chrétiens : quatre roues entourées de scies de fer et de clous doivent lui déchirer et broyer le corps. Alors la vierge pria le Seigneur de détruire cette machine. « Et voilà qu'un ange du Seigneur frappa et brisa cette meule avec tant de force qu'il tua quatre mille païens. »
La reine, son amant, Porphyre, et un nombre important de soldats, ayant avouĂ© leur conversion, sont exĂ©cutĂ©s. L'empereur propose une derniĂšre fois Ă Catherine de devenir son Ă©pouse, cette fois-ci impĂ©ratrice. Elle refuse et l'empereur la condamne Ă ĂȘtre dĂ©capitĂ©e. Conduite au lieu d'exĂ©cution, elle prie Dieu et une voix se fait entendre « Viens, ma bien-aimĂ©e, ma belle ! VoilĂ : la porte du ciel t'est ouverte ». Quand elle est dĂ©capitĂ©e, du lait jaillit de son cou en guise de sang.
Alors des anges prennent son corps, l'emportent jusqu'au mont Sinaï, à plus de vingt journées de voyage, et l'ensevelissent avec beaucoup d'honneurs. « De ses ossements s'écoule sans cesse de l'huile qui guérit les corps de tous les malades ».
22/11/2024
Des factions aux motivations cachĂ©es ont dĂ©tournĂ© le principe traditionnel de la synodalitĂ©, câest-Ă -dire la collaboration entre les Ă©vĂȘques (collĂ©gialitĂ©) et entre tous les croyants et pasteurs de lâĂglise (sur la base du sacerdoce commun de tous ceux qui sont baptisĂ©s dans la foi), pour faire avancer leur programme progressiste. En effectuant un virage Ă 180 degrĂ©s, la doctrine, la liturgie et la moralitĂ© de lâĂglise catholique doivent ĂȘtre rendues compatibles avec une idĂ©ologie nĂ©o-gnostique Ă©veillĂ©e.
Leurs tactiques sont remarquablement similaires Ă celles des anciens gnostiques, dont IrĂ©nĂ©e de Lyon, Ă©levĂ© au rang de docteur de lâĂglise par le pape François, a Ă©crit : « Au moyen de leurs plausibilitĂ©s astucieusement construites, ils dĂ©tournent lâesprit des inexpĂ©rimentĂ©s et les prennent en otage. . . . Ces hommes falsifient les oracles de Dieu et se rĂ©vĂšlent de mauvais interprĂštes de la bonne parole de la rĂ©vĂ©lation. Au moyen de paroles spĂ©cieuses et plausibles, ils incitent astucieusement les simples dâesprit Ă sâinterroger [sur une comprĂ©hension plus contemporaine] » jusquâĂ ce quâils soient incapables « de distinguer le mensonge de la vĂ©ritĂ© » ( Contre les hĂ©rĂ©sies , livre I, prĂ©face). La rĂ©vĂ©lation divine directe est utilisĂ©e comme arme pour rendre acceptable lâauto-relativisation de lâĂglise du Christ (« toutes les religions sont des chemins vers Dieu »). La communication directe entre le Saint-Esprit et les participants au Synode est invoquĂ©e pour justifier des concessions doctrinales arbitraires (« le mariage pour tous » ; des fonctionnaires laĂŻcs Ă la tĂȘte du « pouvoir » ecclĂ©siastique ; l'ordination de femmes diacres comme trophĂ©e dans la lutte pour les droits des femmes) comme le rĂ©sultat d'une vision supĂ©rieure, qui peut surmonter toutes les objections de la doctrine catholique Ă©tablie.
Mais celui qui, en faisant appel Ă lâinspiration personnelle et collective de lâEsprit Saint, cherche Ă concilier lâenseignement de lâĂglise avec une idĂ©ologie hostile Ă la rĂ©vĂ©lation et avec la tyrannie du relativisme, se rend coupable de diverses maniĂšres dâun « pĂ©chĂ© contre lâEsprit Saint » (Mt 12, 31 ; Mc 3, 29 ; Lc 12, 10). Il ne sâagit lĂ , comme nous lâexpliquerons ci-dessous sous sept aspects diffĂ©rents, que dâune « rĂ©sistance Ă la vĂ©ritĂ© connue » lorsque « un homme rĂ©siste Ă la vĂ©ritĂ© quâil a reconnue, afin de pĂ©cher plus librement » (Thomas dâAquin, Somme thĂ©ologique II-II, q. 14, a. 2).
1. Considérant le Saint-Esprit comme une personne divine
C'est un péché contre le Saint-Esprit que de ne pas le confesser comme la personne divine qui, en unité avec le PÚre et le Fils, est l'unique Dieu, mais de le confondre avec la divinité numineuse anonyme des études religieuses comparées, l'esprit populaire collectif des Romantiques, la volonté générale de Jean-Jacques Rousseau, le Weltgeist de Georg WF Hegel, ou la dialectique historique de Karl Marx, et enfin avec les utopies politiques, du communisme au transhumanisme athée.
2. Considérer Jésus-Christ comme la plénitude de la vérité et de la grùce
Câest un pĂ©chĂ© contre le Saint-Esprit que de rĂ©interprĂ©ter lâhistoire du dogme chrĂ©tien comme une Ă©volution de la rĂ©vĂ©lation, reflĂ©tĂ©e par des niveaux de conscience avancĂ©s dans lâĂglise collective, au lieu de confesser la plĂ©nitude insurpassable de la grĂące et de la vĂ©ritĂ© en JĂ©sus-Christ, le Verbe de Dieu fait chair (Jean 1:14-18).
IrĂ©nĂ©e de Lyon, le Doctor Unitatis , a Ă©tabli une fois pour toutes, contre les gnostiques de tous les temps, les critĂšres de l'hermĂ©neutique catholique (c'est-Ă -dire de l'Ă©pistĂ©mologie thĂ©ologique) : 1) l'Ăcriture Sainte ; 2) la tradition apostolique ; 3) l'autoritĂ© doctrinale des Ă©vĂȘques en vertu de la succession apostolique.
Selon lâanalogie de lâĂȘtre et de la foi, les vĂ©ritĂ©s rĂ©vĂ©lĂ©es de la foi ne peuvent jamais contredire la raison naturelle, mais peuvent (et le font) entrer en conflit avec son utilisation idĂ©ologique abusive. Il nâexiste a priori aucune nouvelle connaissance scientifique (qui est toujours faillible en principe) qui puisse remplacer les vĂ©ritĂ©s de la rĂ©vĂ©lation surnaturelle et de la loi morale naturelle (qui sont toujours infaillibles dans leur nature profonde). Le pape ne peut donc ni rĂ©aliser ni dĂ©cevoir les espoirs de changement dans les doctrines rĂ©vĂ©lĂ©es de la foi, car « cette fonction dâenseignement nâest pas au-dessus de la parole de Dieu, mais la sert, en enseignant seulement ce qui a Ă©tĂ© transmis » ( Dei Verbum , 10).
Le seul et Ă©ternel paradigme de notre relation avec Dieu demeure toujours le Verbe fait chair, plein de grĂące et de vĂ©ritĂ© (Jean 1, 14-18). En opposition Ă lâillusion de supĂ©rioritĂ© intellectuelle des anciens et nouveaux gnostiques avec leur croyance en lâauto-crĂ©ation et lâauto-rĂ©demption de lâhomme, lâĂglise maintient que la personne de JĂ©sus-Christ est la pleine vĂ©ritĂ© de Dieu dans une « nouveautĂ© » insurmontable pour tous les hommes (IrĂ©nĂ©e de Lyon, Contre les hĂ©rĂ©sies , Livre IV, 34, 1). Car : « Il nây a de salut en aucun autre ; car il nây a sous le ciel aucun autre nom qui ait Ă©tĂ© donnĂ© parmi les mortels, par lequel nous devions ĂȘtre sauvĂ©s » (Actes 4, 12).
3. Concernant lâunitĂ© de lâĂglise en Christ
C'est un pĂ©chĂ© contre le Saint-Esprit que de remettre l'unitĂ© de l'Ăglise dans l'enseignement de la foi Ă l'arbitraire et Ă l'ignorance des confĂ©rences Ă©piscopales locales (qui se dĂ©veloppent doctrinalement Ă des rythmes diffĂ©rents) sous prĂ©texte de ce qu'on appelle la dĂ©centralisation. IrĂ©nĂ©e de Lyon dĂ©clare contre les gnostiques : « Bien que dispersĂ©e dans le monde entier, jusqu'aux extrĂ©mitĂ©s de la terre... l'Ăglise catholique possĂšde une seule et mĂȘme foi dans le monde entier » (IrĂ©nĂ©e de Lyon, Contre les hĂ©rĂ©sies , Livre I, 10, 1-3).
LâunitĂ© de lâĂglise universelle « en corps et en un seul Esprit » est fondĂ©e sur le plan christologique et sacramentel. Car : « un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptĂȘme, un seul Dieu et PĂšre de tous, qui est au-dessus de tous, par tous et en tous » (Eph. 4, 5-6). Et il est contraire Ă cette mĂȘme « unitĂ© de lâEsprit » (Eph. 4, 3) dâenchevĂȘtrer les porteurs de la mission globale de lâĂglise (laĂŻcs, religieux et clergĂ©) dans une lutte pour le « pouvoir » au sens politique, au lieu de comprendre que le Saint-Esprit opĂšre leur coopĂ©ration harmonieuse. Pour chacun de nous, « dire la vĂ©ritĂ© dans lâamour⊠doit grandir Ă tous Ă©gards en celui qui est la tĂȘte, en Christ » (Eph. 4, 15).
4. ConsidĂ©rant lâĂ©piscopat comme une institution de droit divin
Câest un pĂ©chĂ© contre le Saint-Esprit, qui, par le sacrement de lâOrdre, a nommĂ© Ă©vĂȘques et prĂȘtres pasteurs de lâĂglise de Dieu (Ac 20, 28), de les destituer, voire de les sĂ©culariser, de maniĂšre purement personnelle, sans procĂ©dure canonique. Les critĂšres objectifs des mesures disciplinaires contre les Ă©vĂȘques et les prĂȘtres sont lâapostasie, le schisme, lâhĂ©rĂ©sie, lâinconduite morale, un style de vie grossiĂšrement non spirituel et une incapacitĂ© Ă©vidente Ă exercer une fonction. Cela est particuliĂšrement vrai pour la sĂ©lection des futurs Ă©vĂȘques lorsque le candidat, nommĂ© sans examen attentif, nâa pas « une connaissance solide de la parole, fidĂšle Ă la doctrine ( sana doctrina ) » (Tite 1, 9).
5. Concernant la loi morale naturelle et les valeurs non négociables
C'est un pĂ©chĂ© contre le Saint-Esprit que les Ă©vĂȘques et les thĂ©ologiens ne soutiennent publiquement le pape que de maniĂšre opportuniste, alors qu'il soutient leurs prĂ©fĂ©rences idĂ©ologiques. Personne ne peut rester silencieux lorsqu'il dĂ©fend le droit Ă la vie de chaque ĂȘtre humain, de sa conception Ă sa mort naturelle. Car le pape est le plus haut interprĂšte authentique de la loi morale naturelle sur terre, dans laquelle la parole et la sagesse de Dieu resplendissent dans l'existence et l'ĂȘtre de la crĂ©ation (Jean 1:3). Si la loi morale naturelle, qui est Ă©vidente dans la conscience de chaque ĂȘtre humain (Rom. 2:14), ne constitue pas la source et le critĂšre par rapport auxquels juger les lois (toujours faillibles) de l'Ătat, alors le pouvoir politique glisse vers le totalitarisme, qui piĂ©tine les droits humains naturels qui devraient constituer la base de toute sociĂ©tĂ© dĂ©mocratique et de tout Ătat de droit. Câest ce que dĂ©clarait le pape Pie XI dans lâencyclique Mit Brennender Sorge (1937) contre les lois raciales de Nuremberg, formellement valables en droit allemand : « Câest Ă la lumiĂšre des commandements de cette loi naturelle que toute loi positive, quel que soit son lĂ©gislateur, peut ĂȘtre Ă©valuĂ©e dans son contenu moral et, par consĂ©quent, dans lâautoritĂ© quâelle exerce sur la conscience. Les lois humaines en contradiction flagrante avec la loi naturelle sont viciĂ©es dâune souillure quâaucune force, aucun pouvoir ne peut rĂ©parer » ( Mit Brennender Sorge , 30).
6. ConsidĂ©rer lâĂglise comme un sacrement de lâunitĂ© humaine
Câest un pĂ©chĂ© contre le Saint-Esprit que dâincorporer la division politique et idĂ©ologique de la sociĂ©tĂ© depuis les LumiĂšres europĂ©ennes et la RĂ©volution française dans une philosophie restauratrice ou rĂ©volutionnaire de lâhistoire et que de paralyser ainsi lâĂglise une, sainte, catholique et apostolique en opposant en son sein des factions « progressistes » Ă des factions « conservatrices ».
Car l'Ăglise dans le Christ n'est pas seulement le sacrement de la communion la plus intime de l'homme avec Dieu, mais aussi le signe et l'instrument de l'unitĂ© de l'humanitĂ© dans sa finalitĂ© naturelle et surnaturelle ( Lumen Gentium , 1).
Le discernement des esprits ne se fait pas dans un but politique, mais dans un but thĂ©ologique, en fonction de la vĂ©ritĂ© de la rĂ©vĂ©lation, qui est prĂ©sentĂ©e dans la doctrine infaillible de la foi de l'Ăglise. Ainsi, le critĂšre objectif de la foi catholique est l'orthodoxie par opposition Ă l'hĂ©rĂ©sie (et non la volontĂ© subjective de prĂ©server ou de modifier des aspects culturels contingents).
A l'approche du 1700e anniversaire du concile de Nicée (325), nous pourrions garder à l'esprit la devise suivante : mieux vaut partir cinq fois en exil avec saint Athanase que de faire la moindre concession aux ariens.
7. Concernant la nature surnaturelle du christianisme, qui sâoppose Ă son instrumentalisation Ă des fins profanes
Le pĂ©chĂ© le plus courant contre le Saint-Esprit est lorsque lâorigine et le caractĂšre surnaturels du christianisme sont niĂ©s afin de subordonner lâĂglise du Dieu trinitaire aux buts et aux objectifs dâun projet de salut mondial, quâil sâagisse de la neutralitĂ© climatique Ă©cosocialiste ou de lâAgenda 2030 de « lâĂ©lite mondialiste ».
Celui qui veut vraiment entendre ce que lâEsprit dit Ă lâĂglise ne sâappuiera pas sur des inspirations spiritualistes et des platitudes idĂ©ologiques, mais mettra toute sa confiance, dans la vie et dans la mort, uniquement en JĂ©sus, le Fils du PĂšre et lâOint du Saint-Esprit. Lui seul a promis Ă ses disciples lâEsprit Saint de vĂ©ritĂ© et dâamour pour toute lâĂ©ternitĂ© : « Celui qui mâaime gardera ma parole, et mon PĂšre lâaimera ; nous viendrons vers lui et nous ferons notre demeure chez lui. [âŠ] Mais le Consolateur, lâEsprit Saint, que le PĂšre enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que je vous ai dit » (Jean 14, 23-26).
Le cardinal Gerhard MĂŒller est ancien prĂ©fet de la CongrĂ©gation pour la doctrine de la foi.
Sources : FirstThings et Belgicatho
Commentaire de ce texte par Mgr LĂ©onard, ancien Ă©vĂȘque primat de Belgique sur le site Belgicatho :
Quel bonheur d'avoir eu comme PrĂ©fet de la CongrĂ©gation pour la Doctrine de la Foi un thĂ©ologien, un catholique, un prĂȘtre , un Ă©vĂȘque et un cardinal de la qualitĂ© de Mgr MĂŒller ! EspĂ©rons que la Providence nous fera le cadeau de retrouver, Ă ce poste, des hommes de cette qualitĂ© ! Cela garantirait, pour le Peuple de Dieu, un avenir meilleur, loin de la confusion actuelle.
21/11/2024
La place des chrétiens dans la construction du Liban :
L'Etat libanais a été conçu en partie pour garantir un rÎle politique aux chrétiens de la région. Le mandat français a établi le Grand Liban, incluant le Mont Liban, majoritairement chrétien maronite, et d'autres régions à majorité confessionnelle différente.
Le systÚme politique libanais, basé sur la division confessionnelle de 1932, réservait la présidence à un chrétien maronite.
L'élite maronite aspirait à créer une nation unifiée autour du concept de "pays refuge" pour les minorités et d'une histoire commune (Phénicie).
L'Ă©rosion du rĂȘve libanais et la montĂ©e du Hezbollah :
Le systÚme confessionnel a engendré un clientélisme et une corruption endémiques, contribuant à l'effondrement économique de 2019.
Les conflits régionaux, notamment la guerre civile libanaise (1975-1990), ont profondément impacté le pays.
Le Hezbollah, créé en 1982 avec le soutien de l'Iran, s'est imposé comme un "Etat dans l'Etat", divisant les chrétiens et affaiblissant leur influence politique.
"Le Hezbollah a trouvé une certaine légitimité auprÚs des autres confessions grùce à son discours de résistance contre Israël" et son combat contre Daech.
Marginalisation des Chrétiens et divisions internes:
La chute démographique des chrétiens, due à une faible fécondité et une émigration massive, a contribué à leur marginalisation.
Les chrétiens se sont divisés face au Hezbollah, certains (orthodoxes) se montrant conciliants, d'autres (maronites) se partageant entre factions anti-Hezbollah et pro-Hezbollah.
L'absence de président depuis deux ans et le blocage du Hezbollah concernant le candidat à la présidence renforcent le sentiment de marginalisation des chrétiens.
"Outre leurs divisions politiques, les chrétiens ont surtout l'impression de subir une guerre qui n'est pas la leur."
RĂ©signation et espoir d'un avenir meilleur:
Malgré leur résignation, les chrétiens jouent un rÎle majeur dans l'accueil des déplacés, ouvrant les portes des monastÚres et des églises.
Face à un avenir politique incertain, les chrétiens libanais aspirent à une réforme profonde du systÚme et un retour à la neutralité du Liban.
Le patriarche maronite Béchara Raï a dénoncé à la fois le Hezbollah et Israël, reflétant "l'exaspération et la résignation de nombreux chrétiens."
Les chrétiens au Liban sont donc dans une situation complexe et précaire, confrontés à la guerre, la marginalisation politique et des divisions internes. Malgré les difficultés, ils continuent de jouer un rÎle important dans la société libanaise et nourrissent l'espoir d'un avenir meilleur pour leur pays.
Que Saint Charbel leur vienne en aide !
21/11/2024
Mais on y voit un garçonnet entourĂ© de bougies allumĂ©es couchĂ© sur un pentagramme, entourĂ© dâautres enfants tout prĂȘts pour le jeu de cartes que cache lâemballage : « Invoquons des dĂ©mons ». EditĂ© en plusieurs langues et disponible sur Amazon, le jeu consiste Ă capturer des Ăąmes pour attirer lâattention des anges dĂ©chus. Et cela nâa rien dâinnocent : quand on appelle le diable, on lui ouvre une porte quâil a toutes les raisons de vouloir franchir.
Une brĂšve description du jeu explique : « En dĂ©marrant seulement avec ses fiables bougies, chaque joueur doit collecter des Ăąmes â et ensuite les dĂ©penser â pour recevoir de lâaide sous forme de filles, garçons et animaux du âblocâ. Mais surtout ne te prends pas dâaffection pour tes nouveaux amis : dĂšs quâils tâauront rapportĂ© davantage dâĂąmes, il faudra commencer Ă les âsacrifierâ (les dĂ©fausser) pour âinvoquer des dĂ©mons !â Remporte le jeu celui qui, le premier, aura invoquĂ© trois dĂ©mons tout en ayant au moins dix Ăąmes dans sa rĂ©serve. »
Invoquons des démons, un jeu pour enfants fait le tour de la planÚte
Dâabord paru chez Donât Panic Games en 2022, câest en 2024 que la version espagnole a Ă©tĂ© lancĂ©e par Gen X et elle circule dĂ©sormais en Espagne et dans de nombreux pays latino-amĂ©ricains, sans rencontrer, grĂące Ă Dieu, un succĂšs spectaculaire. Mais le jeu circule sans encombre et a mĂȘme suscitĂ© la production de produits dĂ©rivĂ©s, tels des t-shirts portant lâimage du couvercle de la boĂźte dĂ©crite plus haut.
On sâĂ©change des avis sur internet et comme pour les innombrables jeux qui sont venus depuis quelques annĂ©es enrichir une offre qui ne se limite plus aux sempiternels Monopoly ou Cluedo, il existe des tutoriels et des Ă©valuations dans la presse spĂ©cialisĂ©e. Celle-ci salue « lâhumour dĂ©calĂ© » de Letâs Summon Demons (le titre original) et la stratĂ©gie quâon peut y dĂ©ployer â et sâabstient de tout commentaire moral nĂ©gatif, histoire de ne pas paraĂźtre Ă©troit dâesprit, sans doute.
Mais les esprits, eux, sont prĂ©cisĂ©ment friands de lâouverture dont fait preuve ce jeu aux relents satanistes. Il est des choses avec lesquelles on ne joue pas. Le monde hispanophone lâa compris oĂč une campagne a Ă©tĂ© lancĂ©e pour demander Ă Amazon de ne plus diffuser ce jeu « pervers ».
20/11/2024
La maladie du cancer et le dĂ©cĂšs de lâauteur arrĂȘtĂšrent ce projet pour un temps : câest donc une publication posthume que proposent les Ă©ditions ArtĂšge[1], Ă partir des Ă©crits et plans de lâabbĂ© Gordien. Le but visĂ© est clair, comme le prĂ©cisait lâauteur Ă lâĂ©diteur : « depuis douze ans que je suis prĂȘtre, mon ministĂšre auprĂšs des jeunes mâa conduit Ă constater quâune des vertus ĂŽ combien nĂ©cessaire aujourdâhui Ă©tait le courage. Aussi le dĂ©sir dâĂ©crire un livre sur le courage mâest venu. Je souhaiterais lâadresser essentiellement aux jeunes, dans un style direct et exhortatif » (p. 9).
AprĂšs une rapide prĂ©face de lâabbĂ© Thomas Chapuis, qui trace Ă grand trait le portrait sacerdotal de lâabbĂ© Gordien, viennent cinq chapitres que nous rĂ©partirions en deux catĂ©gories : les quatre premiers, cĆur de lâouvrage initialement prĂ©vu par lâabbĂ© Gordien, et le dernier : son testament spirituel.
Les quatre premiers chapitres
Les quatre premiers chapitres constituent lâouvrage initialement prĂ©vu par lâAbbĂ© Gordien, le style en est simple, clair et direct, avec souvent des apostrophes au lecteur. Ce dernier se laisse mener par des paragraphes courts, thĂ©matiques et numĂ©rotĂ©s, dans la veine du best-seller de la fin du Moyen-Ăge, LâImitation de JĂ©sus-Christ. La table des matiĂšres permet ainsi de se reporter rapidement Ă tel ou tel thĂšme traitĂ© dans lâouvrage.
Il sâagit dâabord de « Chercher le Seigneur et sa force » (chapitre 1) : lâabbĂ© insiste sur la connaissance personnelle du Christ par lâĂ©tude, la mĂ©ditation des Ăvangiles et la priĂšre.
Si vous avez la force et lâamour, mais sans lâintelligence, votre foi se rĂ©duira Ă de vagues sentiments fumeux ; elle nâaura pas dâancrage solide et elle suivra tout vent de doctrine⊠Si vous avez la force et lâintelligence, mais sans lâamour, votre foi court le risque de se glacer, de se durcir. Vous aurez lâenthousiasme de la foi qui cherche, qui questionne, mais le danger est de contracter une foi cĂ©rĂ©brale qui mĂ©prise le plus faible. Si vous avez lâamour et lâintelligence, mais sans la force, vous ne tiendrez pas, et vous allez rougir de lâĂvangile[2].
Câest ensuite « Le courage de la saintetĂ© » (chapitre 2) : puisque nous savons maintenant qui est Dieu et ce quâil attend de nous, il faut rĂ©solument le suivre par lâexcellence de la saintetĂ© ! Ce qui demande un style de vie radical, et non en demi-teinte, et des moyens proportionnĂ©s comme le jeĂ»ne, la puretĂ©, lâengagement du service, mais aussi les grands engagements, mariage, sacerdoce, don total de sa vie. Deux apostrophes directes pour illustrer ce propos:
Sois un bĂątisseur. Des milliers dâhommes individualistes vivant cĂŽte Ă cĂŽte ne font pas un peuple. Il y manque une Ăąme forgĂ©e par le souci des autres et le sens du sacrifice, une Ăąme façonnĂ©e par les gĂ©nĂ©rations qui lâont pĂ©trie de leur humanitĂ©. Câest cette Ăąme-lĂ que tu dois retrouver pour servir ta patrie, lâĂąme française qui a donnĂ© des hĂ©ros et des saints[âŠ] ââIl y a grande pitiĂ© au Royaume de Franceââ, disait Jeanne dâArc. Ă nouveau, aujourdâhui, la France attend le passage des saints[3].
Ce que JĂ©sus demande, câest votre coeur[4].
Le troisiĂšme chapitre est ainsi intitulĂ© : « Il nous en faut, du courage, pour tĂ©moigner de la vĂ©ritĂ© ». LâidĂ©e est simple : dĂ©tenteur dâun trĂ©sor, ayant fait le choix de la radicalitĂ© Ă©vangĂ©lique et de suivre le Christ sur le chemin exigeant de la saintetĂ©, le chrĂ©tien ne peut pas garder pour lui les richesses quâil possĂšde ! Tout baptisĂ© est appelĂ© Ă tĂ©moigner, Ă ĂȘtre un relais, un Ă©cho du Seigneur, une lumiĂšre sur la route de ses contemporains, et ce malgrĂ© les Ă©preuves, les incomprĂ©hensions et les croix du chemin. Deux citations, parmi tant dâautres, pour illustrer ce chapitre
Si vous ĂȘtes ce que vous devez ĂȘtre, vous mettrez le feu au monde », prĂ©cise lâabbĂ© en reprenant les paroles de sainte Catherine de Sienne [5].
ââTout concourt au bien de ceux qui aiment Dieuââ(Rm 8, 28). De tout ce qui mâarrive, Dieu est capable de faire jaillir un bien plus grand. La plupart du temps, nous ne percevons pas le bien que Dieu peut faire jaillir dâune Ă©preuve. Cependant, dans la foi, je sais que lâamour misĂ©ricordieux de Notre Seigneur est victorieux de tout mal, que la misĂ©ricorde infinie du Seigneur triomphe toujours. ââSi Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?ââ[6].
Enfin, le quatriĂšme chapitre a des airs de conclusion et de triomphe anticipĂ© : « Que la joie de Dieu ne quitte pas ton cĆur ». Il rappelle que le Christ a dĂ©jĂ gagnĂ© ! Il nây a quâĂ demeurer avec lui, ce que nous apprendra la TrĂšs sainte Vierge Marie.
Citant BenoĂźt XVI, qui lâa profondĂ©ment marquĂ©, lâauteur rappelle : « Un chrĂ©tien ne peut pas ĂȘtre triste quand il a rencontrĂ© le Christ qui a donnĂ© sa vie pour lui »[7].
LâabbĂ© Gordien affirme ailleurs : « Ne vous contentez pas de choses mĂ©diocres. Vous ĂȘtes faits pour un bonheur capable de combler pleinement »[8].
Et pour la dévotion mariale, une conviction : « Plus on est proche de Marie, plus le Christ prend de la place en notre ùme, plus on avance sur le chemin de la sainteté »[9].
Enfin, en Ă©pilogue : « chers jeunes, choisissez bien vos amis. Et, Ă votre tour, soyez des sources fraiches et pures pour les autres, comme la Samaritaine, qui Ă son tour, transmet lâeau vive autour dâelle ! Elle court lâannoncer ! Le monde a soif et ignore tout du bonheur que Dieu seul peut donner »[10].
Le cinquiĂšme chapitre et la postface
Le cinquiĂšme chapitre est clairement Ă part, le changement de ton saute aux yeux : aprĂšs les petits paragraphe numĂ©rotĂ©s, le testament spirituel de lâabbĂ© Gordien est un texte complet, organique, Ă lâargumentation dĂ©veloppĂ©e, et qui ouvre des perspectives et des rĂ©flexions. Ce sont trente pages importantes, qui rĂ©vĂšlent les profondeurs, les douleurs et les joies dâun cĆur de prĂȘtre au service de lâĂglise.
Reprenant le tracĂ© de son itinĂ©raire spirituel depuis son enfance, lâabbĂ© Gordien Ă©voque ensuite sa rĂ©ponse dâamour Ă Dieu en devenant prĂȘtre de JĂ©sus-Christ. Ăme dĂ©vorĂ©e dâun zĂšle apostolique parfois incompris, il Ă©voque les Ă©preuves que furent sa maladie et ses souffrances, avant dâinsister sur la force de la priĂšre. Ă nouveau, il se place sous la protection de la Vierge Marie, espĂšre avoir menĂ© le bon combat, celui de la foi, avant dâoffrir sa vie au CrĂ©ateur.
Un texte profond qui donne Ă rĂ©flĂ©chir, en particulier quand lâabbĂ© Ă©voque ses souffrances par lâĂglise, pour lâĂglise. Pour aider Ă la rĂ©flexion, lâouvrage sâachĂšve en postface avec lâĂ©clairage du pĂšre Luc de Bellescize, « La LumiĂšre sanglante du testament dâun prĂȘtre ».
VoilĂ lâĆuvre dâun prĂȘtre du Seigneur, animĂ© par le souci des Ăąmes et le zĂšle de la maison de Dieu, prĂȘtre de terrain proches des jeunes et qui veut leur donner le meilleur. Ă lire et Ă offrir sans modĂ©ration !
Références
Références
â1 AbbĂ© Cyril Gordien, Le courage de la foi, Ă©dition ArtĂšge, 2024, 196 pages.
â2 p .16
â3 p. 51
â4 p. 62
â5 p. 94
â6 p. 120
â7 p. 130
â8 p. 134
â9 p. 141
â10 p. 151
20/11/2024
Dans un entretien Ă LifeSiteNews aprĂšs son discours, le prince a dĂ©clarĂ© quâil voyait des parallĂšles entre le « bellicisme » dâaujourdâhui et lâĂ©poque de son ancĂȘtre, lâarchiduc François-Ferdinand, peu avant la PremiĂšre Guerre mondiale. Il a en outre observĂ© une similitude entre lâĂ©poque actuelle et le dĂ©but du XXe siĂšcle, les deux Ă©tant marquĂ©s par « lâagitation, la confusion morale et la tromperie des esprits ».
Lâarchiduc François-Ferdinand dâAutriche, Ă©tait lâhĂ©ritier prĂ©somptif du trĂŽne de lâempire austro-hongrois avant dâĂȘtre assassinĂ© avec son Ă©pouse en 1914 par un nationaliste serbe lors dâune visite Ă Sarajevo. Lâassassinat de François-Ferdinand est considĂ©rĂ© comme la cause la plus immĂ©diate de la PremiĂšre Guerre mondiale.
Von Hohenberg a dĂ©clarĂ© quâil avait dĂ©cidĂ© de prononcer ce discours parce quâil se sentait le devoir, en tant que « pĂšre, mari, officier de rĂ©serve de lâarmĂ©e autrichienne et chrĂ©tien », de faire tout ce quâil pouvait « au service de la paix ».
Il a soulignĂ© quâen plus des guerres physiques, nous vivons « une guerre beaucoup plus profonde, une guerre spirituelle » pour « les esprits publics et politiques ».
« Et elle est menĂ©e avec toute la puissance et le pouvoir financier des institutions internationales ». « Lâobjectif est de parvenir Ă une uniformitĂ© centralisĂ©e Ă lâĂ©chelle mondiale. Et seuls ceux qui sây conforment sont autorisĂ©s Ă y participer et Ă puiser dans la cagnotte de lâargent des contribuables.
Il a ajoutĂ© que cette guerre Ă©tait menĂ©e « en redĂ©finissant les concepts et en sĂ©lectionnant les termes, en changeant les normes par la rĂ©pĂ©tition universelle de mantras dans les mĂ©dias, le cinĂ©ma et la tĂ©lĂ©vision, en modifiant les programmes scolaires et universitaires, en changeant la culture, en manipulant sĂ©lectivement les donnĂ©es, maintenant avec lâaide de lâIA, et dâautres techniques subtiles ».
Ceux qui ne sây soumettent pas verront leur compte bancaire gelĂ© et leurs « permis de travail et de voyage retirĂ©s », comme on lâa dĂ©jĂ vu dans les « soi-disant dĂ©mocraties occidentales ».
Les profondes racines catholiques de la dynastie des Habsbourg Ă©taient Ă©videntes tout au long de lâĂ©vĂ©nement du 16 novembre. Avant le discours du prince, une messe de requiem traditionnelle a Ă©tĂ© cĂ©lĂ©brĂ©e au chĂąteau dâArtstetten pour les Ăąmes de lâarchiduc François-Ferdinand et de son Ă©pouse Sophie, duchesse de Hohenberg.
Au cours de son discours, le prince a constamment soulignĂ© lâimportance de la tradition et de la foi chrĂ©tienne.
« Un traditionaliste a un tel respect pour le coĂ»t des leçons apprises par ses ancĂȘtres quâil se protĂšge de lâamnĂ©sie avec toutes ses facultĂ©s ».
Selon M. von Hohenberg, les leçons les plus importantes du passĂ© sont que « le coĂ»t de la guerre » est trĂšs Ă©levĂ© et que « les formes coercitives de gouvernement » ont entraĂźnĂ© « la misĂšre et lâanĂ©antissement ».
Prenons par exemple la tendance actuelle des organisations mondiales à appeler leur pouvoir incontrÎlé « gouvernance ».
« Ces organisations sont fortement influencĂ©es par les conglomĂ©rats mondiaux et leurs financiers, qui imposent leurs intĂ©rĂȘts et leurs utopies mondialistes de maniĂšre non dĂ©mocratique.
Il a citĂ© les « lois dâurgence rĂ©cemment ratifiĂ©es » par lâOrganisation mondiale de la santĂ© (OMS) comme « un exemple de ce type de lĂ©gislation dictatoriale ».
Le prince a exhorté ses auditeurs à se tourner vers Dieu en ces temps de confusion.
« Dieu a donnĂ© Ă chacun dâentre nous la capacitĂ© et la libertĂ© de penser, dâentraĂźner notre esprit Ă se concentrer sur tout ce qui est juste, vrai et donnĂ© par Dieu.
« La libertĂ© divine de penser est conçue pour nous protĂ©ger de lâimposition tyrannique de lâidĂ©ologie ».
Lâattention portĂ©e Ă Dieu devrait nous renforcer contre les distorsions auxquelles « nous sommes soumis », en particulier dans le langage. Il a citĂ© en exemple des termes tels que « soins pour lâaffirmation du genre », euphĂ©misme pour « castration et mutilation », « soins de santĂ© reproductive » au lieu du terme exact dâ« infanticide », et « protection contre la dĂ©sinformation » au lieu de « censure ».
Le prince a terminĂ© son discours en donnant des conseils sur la maniĂšre de vivre correctement afin de changer le monde pour le mieux : « Limitez votre temps dâĂ©cran et dâĂ©coute. RedĂ©couvrez les classiques [et] les philosophes anciens. Recherchez activement le savoir de vos ancĂȘtres. Parlez Ă vos aĂźnĂ©s. Enseignez Ă vos enfants et petits-enfants ».
« Levez les yeux de votre tĂ©lĂ©phone et essayez dâengager des conversations informelles avec le caissier, le chauffeur de taxi, le passager du train ou de lâavion, par exemple. Chaque rencontre, aussi banale soit-elle, est une occasion divine. On ne sait jamais quel effet un mot peut avoir sur une autre personne ».
M. Von Hohenberg a expliquĂ© Ă LifeSiteNews lâimportance de « voir le Christ dans notre voisin », mĂȘme sâil nâest pas dâaccord avec nous.
« Priez pour que le Saint-Esprit puisse agir Ă travers vous, mĂȘme de façon insignifiante ».
« Il peut sembler impossible, en tant quâindividu, de lutter contre la corruption de lâesprit collectif ». « Cependant, nous pouvons reprendre le pouvoir aux institutions anonymes. Le changement se produit lorsque vous refusez dâĂȘtre conditionnĂ© par le statu quo. Le changement se produit lorsque vous refusez dâaccepter tranquillement le rĂ©cit omniprĂ©sent ».
« Comme Sainte ThĂ©rĂšse dâAvila nous lâa enseignĂ© :
Le Christ nâa plus dâautre corps que le vĂŽtre. Il nâa pas dâautres mains, pas dâautres pieds sur terre que les vĂŽtres. Vous ĂȘtes les yeux Ă travers lesquels il regarde ce monde avec compassion. Vous ĂȘtes les pieds avec lesquels il marche pour faire le bien. Vous ĂȘtes les mains par lesquelles Il bĂ©nit le monde entier. Ses mains sont les vĂŽtres. Ses pieds sont les vĂŽtres. Vous ĂȘtes Ses yeux. Vous ĂȘtes Son corps ».
Source LifeSiteNews, traduction le Salon Beige
Image Picryl domaine public
19/11/2024
Session II : « Réforme des institutions de la gouvernance mondiale ».
Chers membres de cette assemblée,
Les organismes et forums internationaux qui constituent aujourdâhui la communautĂ© internationale ont Ă©tĂ© crĂ©Ă©s dans lâesprit que toutes les nations concernĂ©es pourraient se rĂ©unir pour coopĂ©rer sur une base volontaire, en tant quâĂ©gales et autonomes, afin, entre autres, de sauvegarder les droits fondamentaux des personnes.
Ce principe est inscrit dans le premier article de la DĂ©claration universelle des droits de lâhomme, qui stipule que « tous les ĂȘtres humains naissent libres et Ă©gaux en dignitĂ© et en droits ».
Pourtant, aujourdâhui, prĂšs de 70 ans aprĂšs lâinauguration de ce systĂšme de coopĂ©ration internationale auquel nous participons, nous et le reste des nations du monde, il est temps de reconnaĂźtre que ce modĂšle est dĂ©passĂ©, il est temps de reconnaĂźtre que ce modĂšle est en crise, parce quâil est depuis longtemps en contradiction avec son objectif initial.
Tout dâabord, parce que nous nâavons pas rĂ©ussi Ă remplir le mandat de coopĂ©ration internationale volontaire entre Ă©gaux.
Aujourdâhui, ce qui prĂ©vaut dans la communautĂ© internationale est un schĂ©ma dâimposition. Il ne sâagit pas dâune coopĂ©ration symĂ©trique et autonome.
DeuxiÚmement, et surtout, parce que de nombreuses politiques promues avec insistance par la communauté internationale violent les droits les plus fondamentaux des citoyens du monde, à savoir le droit à la vie, à la liberté et à la propriété privée.
En pensant au slogan de cette exposition, je crois que le concept de « gouvernance mondiale » est devenu lâĂ©tiquette de cet Ă©chec.
Car aujourdâhui, mĂȘme si beaucoup nâosent pas le dire Ă voix haute, nombreux sont ceux qui, au sein de la communautĂ© internationale, considĂšrent que la « gouvernance mondiale » est synonyme dâimpositions de toutes sortes sur nos nations et nos citoyens.
Quâil sâagisse de barriĂšres Ă la production et au commerce, de mandats de censure sur la libertĂ© dâexpression, dâimpositions culturelles ou de conditions dâaccĂšs au marchĂ© du crĂ©dit.
Le problÚme est que ces définitions ne sont pas des accords entre les parties, mais des exigences, car ceux qui osent avoir leur propre point de vue sont punis.
Pour nous, le consensus est toujours fondĂ© sur un dĂ©saccord sain et un dĂ©bat vigoureux. Mais aujourdâhui, le dĂ©saccord est scandaleux, et le dĂ©bat nâest ni vigoureux ni sain. Il nây a pas dâĂ©galitĂ© souveraine qui le permette et, par consĂ©quent, le rĂ©gime international devient un corset qui nous Ă©touffe.
La preuve en est que, dans divers milieux, nous avons mĂȘme Ă©tĂ© accusĂ©s de promouvoir des discours de haine, dâĂȘtre antidĂ©mocratiques ou de reprĂ©senter un danger pour les droits de lâhomme, simplement parce que nous avons une opinion dissidente.
Cela signifie que les mĂ©canismes de la gouvernance mondiale nâoffrent pas de canal pour une conversation entre Ă©gaux. Ils nâoffrent que deux voies : la soumission ou la rĂ©bellion.
Eh bien, plutĂŽt que dâĂȘtre des esclaves, nous prĂ©fĂ©rons la rĂ©bellion. Je saisis donc cette occasion pour clarifier la position de cette administration sur certains des slogans de la mal nommĂ©e « gouvernance mondiale ».
Sâil sâagit de restreindre la libertĂ© dâopinion, ne comptez pas sur nous [no cuenten con nosotros en version originale].
Sâil sâagit dâempiĂ©ter sur les droits de propriĂ©tĂ© des individus par le biais de la fiscalitĂ© et de la rĂ©glementation, ne comptez pas sur nous.
Sâil sâagit de limiter le droit des pays Ă exploiter librement leurs ressources naturelles, ne comptez pas sur nous.
Sâil sâagit dâinventer des privilĂšges de sexe, de race, de classe ou de toute autre minoritĂ©, et de nier le principe dâĂ©galitĂ© devant la loi, ne comptez pas sur nous.
Sâil sâagit dâimposer une plus grande intervention de lâĂtat dans lâĂ©conomie, nous sommes exclus.
Nous pensons que la coopĂ©ration internationale peut ĂȘtre bĂ©nĂ©fique pour tous, oui, mais cela exige le respect de la souverainetĂ© des nations et des droits individuels de leurs citoyens.
AprĂšs tout, câest lâessence mĂȘme de notre programme de libertĂ© et câest la direction que devrait prendre, selon nous, tout effort de rĂ©forme des institutions de la gouvernance mondiale.
Tout comme il y a eu une course Ă lâespace au XXe siĂšcle, nous pensons que les prochaines dĂ©cennies seront marquĂ©es par une autre course. Une course Ă la fiscalitĂ© et Ă la dĂ©rĂ©glementation, oĂč les pays qui prĂ©servent la libertĂ© des individus prospĂ©reront. Ceux qui libĂšrent les forces productives. Ceux qui rĂ©compensent lâinnovation au lieu de la punir. En dâautres termes, ceux qui sâattaquent aux vĂ©ritĂ©s que la communautĂ© internationale a nĂ©gligĂ©es au cours des derniĂšres dĂ©cennies.
Aujourdâhui, nous nous engageons Ă ĂȘtre Ă lâavant-garde de cette course.
Et nous avons la foi et lâespoir que la communautĂ© internationale reviendra aux principes qui lui ont donnĂ© vie : la coopĂ©ration volontaire de nations souveraines sur un pied dâĂ©galitĂ©, en dĂ©fense de la libertĂ© des individus.
18/11/2024
Ce meuble contemporain, encore en piĂšces dĂ©tachĂ©es, est en cours dâassemblage dans les Ateliers Saint-Jacques et la Fondation de Coubertin installĂ©s Ă Saint-RĂ©my-lĂšs-Chevreuse qui ont prĂ©vu de le livrer Ă la cathĂ©drale le 19 novembre 2024.
Ce meuble contemporain mesure 3,65 mĂštres de haut sur 2,85 mĂštres de large. Il est composĂ© de plus dâun millier de piĂšces. Dans un bloc de marbre de Carrare, les tailleurs de pierre ont ciselĂ© un autel marquĂ© dâune croix et couvert de petites bougies Ă LED. Au-dessus, sur une structure en bois de cĂšdre, une grande aurĂ©ole couverte de 396 pavĂ©s de verre sera fixĂ©e.
Au centre de lâaurĂ©ole, une demi-sphĂšre en acier inoxydable, ornĂ©e dâun bleu profond assorti Ă la voĂ»te et aux vitraux de Notre-Dame, abritera la couronne dâĂ©pine. Cette niche, Ă©clairĂ©e avec de la fibre optique pour Ă©viter tout risque dâincendie, accueillera la couronne Ă lâoccasion de certaines cĂ©lĂ©brations.
Photos Loic Ogez