Le blog du Temps de l'Immaculée.

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Nov. 2024

Guadalupe, MĂšre de l’humanitĂ©

29/11/2024

Guadalupe, MĂšre de l’humanitĂ©

La Tilma, des découvertes prodigieuses !

 

Que s’est-il passĂ© au juste ? Le tissu appartenant Ă  Juan Diego dans lequel se trouvaient des fleurs et sur lequel le visage de la Sainte Vierge s’est imprimĂ©, renferme des trĂ©sors de dĂ©couvertes que la technologie moderne rĂ©vĂšle et continuera de rĂ©vĂ©ler aux hommes de notre Ă©poque. Un exemple : dans les yeux de la Vierge Marie, on a pu identifier le visage des personnes prĂ©sentes le jour oĂč Juan Diego est venu voir l’évĂȘque des lieux en apportant la preuve de la vĂ©racitĂ© de son message : des roses de Castille et surtout l’image qui s’est formĂ©e sur sa tilma
 Cette dĂ©couverte prodigieuse est loin d’ĂȘtre la seule !

 

Des témoignages bouleversants

 

Le film bientĂŽt diffusĂ© dans les salles revient sur l’histoire des apparitions. Il rassemble de nombreux tĂ©moignages de personnes converties aprĂšs s’ĂȘtre rendues en pĂšlerinage Ă  Mexico, sur le lieu des apparitions. Les apparitions de Notre Dame de Guadalupe ont bouleversĂ© le visage du Mexique, pays devenu profondĂ©ment chrĂ©tien. On sait que 9 millions d’indiens se sont convertis en seulement 10 ans.

 

David Caron Olivares, spécialiste des apparitions du Mexique, est interviewé par Jeanne Smits et Armel Joubert des Ouches (vidéo 52') :

 

 

Source : article de Michel Janva
Photo d'illustration : Juan Carlos Fonseca Mata, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Boualem Sansal : un retour de la piraterie algéroise ?

29/11/2024

Boualem Sansal : un retour de la piraterie algéroise ?

Au-delĂ  des complaisances et de la mise en dhimitude volontaire du « pays lĂ©gal » français, l’enlĂšvement de Boualem Sansal fait immĂ©diatement penser Ă  ce que fut la piraterie algĂ©roise qui porta sur des dizaines de milliers d’EuropĂ©ens. Des malheureux qui, pour la plupart, finirent leurs jours sous les chaines avant d’ĂȘtre enterrĂ©s dans la banlieue d’Alger dans ce qui, avant la conquĂȘte française de 1830, Ă©tait dĂ©signĂ© comme le « cimetiĂšre des chrĂ©tiens ».

 

C’est en effet par dizaines de milliers que des hommes, des femmes et des enfants europĂ©ens furent pris en mer ou enlevĂ©s Ă  terre par les pirates d’Alger. De 1689 Ă  1697, Marseille perdit ainsi 260 navires ou barques de pĂȘche et plusieurs milliers de marins et de passagers, tous ayant Ă©tĂ© rĂ©duits en esclavage. En 1718, la comtesse du Bourk qui avait embarquĂ© Ă  SĂšte pour rejoindre  son mari ambassadeur en Espagne, fut ainsi capturĂ©e en mer avec ses enfants, dont la petite Marie-Anne ĂągĂ©e de 9 ans.

 

Dans une intĂ©ressante mise au point publiĂ©e en 2004 et consacrĂ©e aux captifs britanniques intitulĂ©e Face Ă  la violence des Etats barbaresques, quelques voix d’esclaves britanniques  (en ligne), JoĂ«lle Harel explique comment les pirates algĂ©rois avaient imposĂ© une sorte d’octroi-tribut aux nations chrĂ©tiennes, ce qui produisait une source de revenus quasiment illimitĂ©e Ă  la RĂ©gence d’Alger. Le Danemark consacrait ainsi 15% de ses revenus commerciaux en mĂ©diterranĂ©e au tribut versĂ© Ă  Alger afin de garantir la sĂ©curitĂ© de ses navires. L’auteur montre Ă©galement que les Etats d’Europe payĂšrent cet octroi-tribut essentiellement sous forme de munitions et d’armements. Ainsi, et pendant plusieurs siĂšcles, l’Europe fournit-elle paradoxalement les meilleures armes et les experts militaires nĂ©cessaires Ă  leur utilisation, Ă  ses pires ennemis (Harel, 2004 :4-5).

 

Dans son cĂ©lĂšbre livre paru en 2003 et intitulĂ© L’Islam et la mer, la mosquĂ©e et le matelot (VII°-XX° siĂšcle), Xavier de Planhol a quant Ă  lui dĂ©taillĂ© ce type de fourniture : 
« En 1680, la Hollande fournissait Ă  Alger 8 piĂšces canons, 50 livres de balles avec les accessoires, 40 mĂąts,500 barils de poudre, 5000 boulets et un vaisseau de cĂąbles et d’agrĂšs et s’engageait Ă  faire de mĂȘme tous les ans. En 1711, elle donnait 8 canons de bronze, 16 de fer, 24 affĂ»ts et 7000 boulets, 600 barils de poudre ; 800 fusiils,400 lames d’épĂ©e, 25 mĂąts et 8 gros cĂąbles. En 1731 la SuĂšde envoyait 800 barils de poudre,8 gros cĂąbles, 50 mĂąts, 800 fusils,800 sabres,40 piĂšces de canons et 6000 boulets (Planhol, 2003 :174).

 

Cet octroi-tribut ne garantissait cependant pas la sĂ©curitĂ© des navires britanniques puisque, en 1616, Alger dĂ©tenait 450 vaisseaux de commerce anglais, et, au cours de la seule annĂ©e 1625, mille marins et pĂȘcheurs de Plymouth furent capturĂ©s, certains Ă  moins de 30 miles des cĂŽtes (Harel, 2004 :8). Selon Fernand Braudel (1993) La MĂ©diterranĂ©e et le monde mĂ©diterranĂ©en Ă  l’époque de Philippe II, entre 1600 et 1640 environ 800 navires de commerce britanniques furent arraisonnĂ©s en MĂ©diterranĂ©e et 12 000 marins ou passagers capturĂ©s. Entre 1660 et 1730, environ 20 000 britanniques furent dĂ©tenus en esclavage, essentiellement Ă  Alger.

 

En 1682, afin de tenter de mettre un terme Ă  cette vĂ©ritable saignĂ©e, l’Angleterre conclut un traitĂ© de paix bien inĂ©gal avec Alger car, en Ă©change de promesses qui ne furent guĂšre tenues, elle lui livra un Ă©norme matĂ©riel de guerre tout en lui abandonnant 350 bĂątiments de commerce capturĂ©s, ainsi que leurs Ă©quipages devenus esclaves et qui ne furent semble-t-il pas libĂ©rĂ©s. Quant Ă  l’affront fait au consul anglais qui avait Ă©tĂ© attelĂ© Ă  une charrue, il fut diplomatiquement « oubliĂ© » (Harel, 2004 :12).


Ces raids se poursuivirent jusqu’au dĂ©but du XIX° siĂšcle. Ainsi, Ciro, petit port de Calabre fut-il attaquĂ© et razziĂ© Ă  trois reprises en 1803 et deux en 1804.

 

GrĂące aux rapports des pĂšres des Ordres religieux dits de « rĂ©demption des captifs », qu’il s’agisse de l’Ordre des Trinitaires fondĂ© par Jean de Matha et FĂ©lix de Valois, ou des PĂšres de la Merci, les MercĂ©daires, un ordre religieux fondĂ© par Pierre Nolasque, nous connaissons les noms de milliers d’esclaves rachetĂ©s, ainsi que leurs villes ou villages d’origine, cependant que, faute de moyens, des dizaines de milliers d’autres ne le furent pas et moururent dans les chaĂźnes.

 

En 1643, le PĂšre Lucien HĂ©raut, prĂȘtre de l’Ordre de la TrinitĂ© et RĂ©demption des Captifs, rentra en France avec 50 malheureux Français qu’il venait de racheter aux esclavagistes algĂ©rois. Faute de moyens, la mort dans l’ñme, il avait laissĂ© derriĂšre lui plusieurs milliers d’autres Français, sans compter les milliers d’esclaves appartenant aux autres nations europĂ©ennes.

 

Dans une lettre d’une grande puissance de tĂ©moignage adressĂ©e Ă  Anne d’Autriche, Reine-RĂ©gente du royaume de France, le pĂšre HĂ©raut se fit l’interprĂšte des captifs, s’adressant Ă  la reine en leur nom, afin de lui demander une aide financiĂšre pour les racheter. Une lettre qui devrait clore les prĂ©tentions et les exigences d’excuses des descendants des esclavagistes algĂ©rois :

« Larmes et clameurs des Chrestiens françois de nation, captifs en la ville d’Alger en Barbarie, adressĂ©es Ă  la reine rĂ©gente, par le R. P. Lucien Heraut, Religieux de l’Ordre de la TrinitĂ© et RĂ©demption des Captifs, 1643.
« (
) ainsi qu’il arrive ordinairement aux vassaux de vostre MajestĂ©, qui croupissent miserablement dans l’horrible esclavage (
) cette mesme necessitĂ© addresse aux pieds de sa clemence et Royalle bontĂ©, les larmes et soupirs de plus de deux milles François de nation Esclaves en la seule ville d’Alger en Barbarie, Ă  l’endroit desquels s’exerce les plus grandes cruautĂ©s que l’esprit humain puisse excogiter, et les seuls esprits infernaux inventer.
Ce n’est pas, Madame, une simple exaggeration (
) de ceux, qui par malheur sont tombĂ©s dans les griffes de ces Monstres , et qui ont ressenty, comme nous, leur infernalle cruautĂ©, pendant le long sejour d’une dure captivitĂ©, les rigueurs de laquelle nous experimentons de jour en jour par des nouveaux tourments: la faim, le soif, le froid, le fer, et les gibets (
) mais il est certain que les Turcs et Barbares encherissent aujourd’hui par-dessus tout cela, inventans journellement de nouveaux tourments, contre ceux qu’ils veulent miserablement prostituer, notamment Ă  l’endroit de la jeunesse, captive de l’un et l’autre sexe, afin de la corrompre Ă  porter Ă  des pechĂ©s si horribles et infames, qu’ils n’ont point de nom, et qui ne se commettent que parmys ces monstres et furies infernales et ceux qui resistent Ă  leurs brutales passions, sont Ă©corchez et dechirez Ă  coup de bastons, les pendants tous nuds Ă  un plancher par les pieds, leur arrachant les ongles des doigts, brullant la plante des pieds avec des flambeaux ardents, en sorte que bien souvent ils meurent en ce tourment.(
)
Les empalements sont ordinaires, et le crucifiment se pratique  parmy ces maudits barbares, en cette sorte ils attachent le pauvre patient sur une maniĂšre d’echelle, et lui clouent les deux pieds, et les deux mains Ă  icelle, puis aprĂšs ils dressent ladite Eschelle contre une muraille en quelque place publique, oĂč aux portes et entrĂ©es des villes (
)  et demeurent aussi quelque fois trois ou quatre jours Ă  languir sans qu’il soit permis Ă  aucun de leur donner soulagement.


D’autres sont Ă©corchez tous vifs, et quantitez de bruslez Ă  petit feu Ă  la moindre accusation et sans autre forme de procez, sont trainez Ă  ce rigoureux supplice, et lĂ  attachez tout nuds avec une chaine Ă  un poteau, et un feu lent tout autour rangĂ© en rond, de vingt-cinq pieds ou environ de diametre, afin de faire rostir Ă  loisir, et cependant leur servir de passe-temps, d’autres sont accrochez aux tours ou portes des villes, Ă  des pointes de fer, oĂč bien souvent ils languissent fort long temps ».

 

Pour en savoir plus, on se reportera Ă  deux de mes livres :
- Esclavage, l’histoire à l’endroit
- AlgĂ©rie, l’histoire Ă  l’endroit

On me le reproche mais j’affirme que Macron est possĂ©dĂ© !

28/11/2024

On me le reproche mais j’affirme que Macron est possĂ©dĂ© !

L’ancienne ministre considĂšre que l’Homme est en pĂ©ril et que l’on veut faire de lui un esclave. Pour conjurer cette sombre analyse, elle dĂ©taille huit grands chantiers stratĂ©giques et indique, Ă  l’aide de trĂšs nombreux exemples, les leviers qu’elle a pu expĂ©rimenter pour une action politique vraiment fĂ©conde : "il s’agit de mettre son casque et commencer Ă  rebĂątir". A ceux qui verraient dans ces mĂ©moires Ă©tonnantes et d’actualitĂ©, un testament
 Christine Boutin apporte un dĂ©menti cinglant en continuant de porter le fer et la polĂ©mique. Ainsi, malgrĂ© les reproches, la femme politique s’en prend directement au prĂ©sident Macron : "J’affirme que Macron est possĂ©dĂ©. Je dis cela avec mes mots, mais Macron a pactisĂ© avec des puissances qui ne sont pas celles de la vie et du respect de la vie !".

 

 

 

 

Le message de la Vierge Ă  Kibeho concerne toute l’humanitĂ©

27/11/2024

Le message de la Vierge Ă  Kibeho concerne toute l’humanitĂ©

« La Vierge m’a appris Ă  prier la couronne du Rosaire des 7 douleurs parce qu’elle disait que se prĂ©parait une tragĂ©die pour le Rwanda. La Madone nous a demandĂ© de changer notre style de vie, d’aimer les sacrements, de faire pĂ©nitence, de prier sans cesse en rĂ©citant le Rosaire des 7 douleurs pour la conversion du cƓur de ceux qui se sont Ă©loignĂ©s de Dieu, et d’ĂȘtre humbles en demandant pardon et en pardonnant. »

 

Mgr Augustin Misago, EvĂȘque de Gikongoro (sur ouest du Rwanda), commente :

« Le pardon est un Ă©lĂ©ment central du message Ă©vangĂ©lique
 Sans le pardonen effet on ne peut construire une sociĂ©tĂ© fondĂ©e sur l’Évangile. Sans le pardon il ne peut y avoir de sociĂ©tĂ© saine mais seulement une sociĂ©tĂ© dĂ©chirĂ©e ».

 

Mgr Misago rappelle la stupeur et l’inquiĂ©tude gĂ©nĂ©rĂ©es par le rĂ©cit des voyantes :

« Aujourd’hui nous pouvons dire qu’il y a eu une prĂ©diction du drame rwandais, mais je me souviens que le 15 aoĂ»t 1982, Ă  la fĂȘte de l’Assomption, les voyantes au lieu de voir la Vierge pleine de joie, ont Ă©tĂ© tĂ©moins de terribles visions, effrayantes, de cadavres d’oĂč jaillissaient d’abondants flots de sang, laissĂ©s sans sĂ©pultures sur les collines. Personne ne savait ce que signifiaient ces terribles images. Maintenant on peut relire les Ă©vĂ©nements et penser qu’elles pouvaient ĂȘtre une vision de ce qui est arrivĂ© au Rwanda mais aussi dans la rĂ©gion des Grands Lacs oĂč le sang coule, au Burundi, en Ouganda, et dans la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo ».

 

L'Ă©vĂȘque de Gikongoro ajoute que le message de la Vierge Ă  Kibeho concerne toute l’humanitĂ©. « Il faut une conversion des cƓurs pour obtenir une plus grande justice. Nous vivons dans une situation de dĂ©sĂ©quilibre mondial oĂč les riches continuent Ă  s’enrichir et les pauvres Ă  s’appauvrir. C’est une situation honteuse que chacun devra Ă©valuer selon sa conscience ».

 

Encyclopédie Mariale

Les banlieues françaises sont remplies d'armes de guerre

26/11/2024

Les banlieues françaises sont remplies d'armes de guerre

Les armes lourdes illégales en France proviennent principalement d'Afrique, des Balkans et d'Ukraine.


Les trafiquants de drogue n'ont pas utilisé leurs armes pendant les émeutes de 2023 car la priorité reste le commerce de la drogue et une guerre ne leur serait pas favorable. De plus, ils régulent l'usage des armes pour maintenir un certain contrÎle.


Le prix d'une Kalachnikov sur le marché noir en France varie entre 400 et 3000 euros, en fonction de la provenance et de la qualité de l'arme.


Un garçon de 8 ans a récemment commandé une Kalachnikov sur le darknet depuis le domicile de ses parents aux Pays-Bas, ce qui illustre la facilité d'accÚs aux armes de guerre en France.


Les armes illégales sont acheminées en France par différentes voies : les armes anciennes proviennent souvent de cambriolages, tandis que les armes lourdes arrivent des Balkans, du Sahel et d'Ukraine. Des piÚces détachées sont également livrées par colis, dissimulées dans des objets du quotidien.


Marseille et la Seine-Saint-Denis sont deux exemples de villes françaises oĂč la prĂ©sence d'armes illĂ©gales est particuliĂšrement prĂ©occupante.


Les délinquants sont souvent mieux armés que les forces de l'ordre, avec des Kalachnikov et des Zastava M 70, alors que les policiers sont principalement équipés de pistolets.


Selon la préfecture de Police de Paris, la majorité des émeutiers lors des derniÚres émeutes étaient des jeunes de moins de 25 ans, de nationalité française mais souvent issus de l'immigration (2e ou 3e génération), principalement du Maghreb ou d'Afrique subsaharienne.


L'état-major français aurait élaboré un plan appelé "opération ronces", inspiré de l'expérience de l'armée israélienne à Gaza, pour se préparer à une éventuelle insurrection armée sur le territoire national.


Selon Michel Aubouin (*), la République française s'effondrerait en cas d'insurrection car les forces de l'ordre ne seraient pas suffisantes pour faire face à un grand nombre d'individus déterminés.

 

 

 

(*) Michel Aubouin est Énarque, haut-fonctionnaire et ancien prĂ©fet, il est aussi l’auteur d’une dizaine d’ouvrages dont 40 ans dans les citĂ©s et Histoire de la police.

La médaille miraculeuse et ses premiers prodiges

26/11/2024

La médaille miraculeuse et ses premiers prodiges

Ce passionnant article d'Aleteia Ă©crit par Anne Bernet explore l'histoire de la mĂ©daille miraculeuse, apparue suite aux apparitions mariales Ă  sƓur Catherine LabourĂ© en 1830. Son succĂšs fulgurant, notamment lors de l'Ă©pidĂ©mie de cholĂ©ra de 1832, est attribuĂ© Ă  de nombreux prodiges et guĂ©risons. L'article souligne le contexte politique et religieux de l'Ă©poque, ainsi que le rĂŽle de l'archevĂȘque de Paris dans la diffusion de la mĂ©daille. Il insiste sur le caractĂšre religieux de la mĂ©daille, la distinguant d'un simple porte-bonheur, et met l'accent sur sa fonction de protection spirituelle. Finalement, l'article cĂ©lĂšbre la mĂ©daille comme un don divin, dont la popularitĂ© ne s'est jamais dĂ©mentie.

Musique et liturgie : que devons-nous Ă  nos jeunes?

25/11/2024

Musique et liturgie : que devons-nous Ă  nos jeunes?

 Il me semble assez Ă©vident que la liturgie ne peut et ne doit pas ĂȘtre absorbĂ©e par les deux autres Ă©lĂ©ments, et qu’elle doit nĂ©cessairement les former et les informer. L’erreur, trĂšs grave, a Ă©tĂ© commise lorsque l’on a pensĂ© que l’importation brutale du binĂŽme jeunes-musique dans la liturgie amĂ©liorerait la relation entre les jeunes et la liturgie, mais cela n’a manifestement pas Ă©tĂ© le cas, au point qu’aujourd’hui, aprĂšs des dĂ©cennies de soi-disant « chants de jeunes », la catĂ©gorie dĂ©mographique la plus absente de nos Ă©glises est prĂ©cisĂ©ment celle des jeunes. Pourtant, certains nostalgiques pensent que continuer sur cette voie pourrait ĂȘtre une solution au problĂšme ; en rĂ©alitĂ©, cela ne peut pas ĂȘtre la solution, c’est plutĂŽt le problĂšme. Un chant avec un texte liturgique et une musique pop ne devient pas liturgique, il reste de la musique pop. Et c’est un fait, malgrĂ© ce que pensait Karl Rahner.


Dans un article de 1982 intitulé Theology and the Arts (Rahner, Karl (1982). Theology and the Arts. Thought: Fordham University Quarterly 57 (1) : 17-29), Rahner fait cette observation :


« En effet, comme nous l’avons dit, si les arts jouent un rĂŽle dans cette mĂ©diation, que voulons-nous dire lorsque nous parlons de “voir” ou â€œĂ©couter” Dieu dans une Ɠuvre d’art ? 
 Si ce ne sont pas seulement les oreilles qui entendent, mais toute la personne, alors quelque chose est religieux ou non selon le type de personne qu’est l’auditeur et la situation concrĂšte totale dans laquelle il Ă©coute. Le fait qu’une mĂ©lodie soit religieuse ou non dĂ©pend simplement de la maniĂšre dont on base son jugement sur la mĂ©lodie prise uniquement dans un contexte purement acoustique, ou si on la place dans un contexte humain total. Dans ce cas, le phĂ©nomĂšne acoustique devient quelque chose de diffĂ©rent, non en soi, mais en relation avec la situation. Cependant, la relation entre le domaine artistique et le domaine religieux n’est pas facile Ă  dĂ©finir. Dieu est, en effet, prĂ©sent partout avec Sa grĂące, comme nous voulons l’affirmer en thĂ©ologie, mais cela ne signifie pas que chaque rĂ©alitĂ© ait le mĂȘme rapport avec moi ou avec Dieu. Dieu n’est pas prĂ©sent dans un changement chimique dans mon estomac de la mĂȘme maniĂšre qu’Il l’est lorsque j’agis avec confiance, amour ou responsabilitĂ© envers mon prochain. Par consĂ©quent, la question du possible sens religieux de l’art non religieux est une question difficile Ă  rĂ©soudre
 »


Il est vrai que la musique prend du sens dans un contexte, mais il est Ă©galement vrai que certains types de musique ont des caractĂ©ristiques prĂ©contextuelles. Si, pendant un rave, je fais Ă©couter un chant grĂ©gorien, ce n’est pas le contexte qui le fera devenir de la musique techno.


La bonne question Ă  se poser toujours et en tout temps n’est donc pas “quelle musique convient aux jeunes”, mais : “quelle musique convient Ă  la liturgie Ă  laquelle les jeunes participent Ă©galement ?” L’enjeu est de former les jeunes Ă  la beautĂ© de la liturgie, non de la dĂ©grader avec des chants indignes en pensant les satisfaire, car cet effort est profondĂ©ment contre-Ă©ducatif.


Je peux tĂ©moigner que les jeunes, s’ils sont Ă©duquĂ©s, savent apprĂ©cier la vĂ©ritable musique sacrĂ©e et y voient une oasis spirituelle dans leur parcours souvent frĂ©nĂ©tique. Mais pour que cela se produise, il est nĂ©cessaire que les jeunes soient Ă©duquĂ©s au sein de leur communautĂ© paroissiale par des personnes bien formĂ©es, qui savent comment leur inculquer l’apprĂ©ciation de la vĂ©ritable beautĂ©. L’image que certains “animateurs pastoraux” ont des jeunes est trĂšs dĂ©gradante, celle de personnes qui aiment faire du bruit et se mouvoir au rythme de certaines musiques frĂ©nĂ©tiques. Certes, la culture consumĂ©riste les pousse Ă  faire cela, mais voulons-nous vraiment nourrir cette culture par la musique qui l’accompagne ?


Nous avons un devoir envers les jeunes : les aider Ă  entrer dans la vĂ©ritable beautĂ© de la liturgie, une beautĂ© qui a besoin de l’art vĂ©ritable pour se manifester. Cela ne signifie nullement ĂȘtre â€œĂ©litiste”, bien au contraire, cela signifie rendre les richesses de l’Église accessibles Ă  tous. Les jeunes peuvent apprĂ©cier une belle peinture, une belle composition musicale, un texte poĂ©tique ; ils doivent ĂȘtre guidĂ©s et Ă©duquĂ©s, non divertis avec des pseudo-musiques qui n’offrent aucun enrichissement spirituel.

 

Nous devons avoir une opinion plus Ă©levĂ©e de la jeunesse et faire un effort pour les extraire d’une culture qui, en son cƓur, est anti-chrĂ©tienne. La musique peut servir cette culture de mort et de destruction ou devenir la servante de la culture de la vie.

Ces maux qui accablent l’Eglise de France

24/11/2024

Ces maux qui accablent l’Eglise de France

 Ancien Ă©lĂšve de l’Ecole navale, Jean-Pierre Maugendre est le directeur gĂ©nĂ©ral de la trĂšs active association Renaissance Catholique qui organise sa traditionnelle fĂȘte du livre, le 1er dĂ©cembre Ă  Port-Marly (78). Pour les tĂ©lĂ©spectateurs de TVL, il est surtout l’animateur, avec Guillaume de Thieulloy, de l’émission dominicale "Terres de Mission".Dans un trĂšs bel ouvrage intitulĂ© : "Quand la mer se retire", Jean-Pierre Maugendre propose au lecteur toutes les tribunes qu’il a consacrĂ© Ă  l’actualitĂ© politique et religieuse de 2005 Ă  2024, soit la relecture des presque vingt annĂ©es passĂ©es sous les pontificats des papes Benoit XVI et François.

 

Pour l’auteur, le catholicisme contemporain est confrontĂ© Ă  un double dĂ©fi. D’une part, l’Eglise s’interroge sur son identitĂ© et sa mission. 

 

Des croyances et des pratiques bimillĂ©naires sont remises en cause. La pratique religieuse est en chute libre parallĂšlement Ă  l’effondrement des vocations. D’autre part, l’Eglise, en particulier en Occident, doit faire face Ă  une sĂ©cularisation massive, les lĂ©gislations et la vie quotidienne s’éloignant chaque jour plus de l’enseignement Ă©vangĂ©lique et du simple respect de la loi naturelle.Face Ă  ce constat, Jean-Pierre Maugendre propose des pistes de rĂ©sistance et des axes de renouveau.

 

Dans la prĂ©face du livre, Michel De Jaeghere fait le portrait en creux de l’animateur de "Terres de Mission" : "Il n’est pas dans le camp des pessimistes ou des optimistes. Il est dans le camp de ceux qui pensent ou placent leur EspĂ©rance dans un retour inĂ©luctable de la pratique religieuse en repoussant la triple tentation de la rĂ©signation, de l’aveuglement et du dĂ©sespoir".

 

 

 

25 novembre, Sainte Catherine d'Alexandrie

24/11/2024

25 novembre, Sainte Catherine d'Alexandrie

On n'a pas cessé de chercher les traces de la Catherine « historique ». En vain.

 

En 1969, l'Église catholique a officiellement radiĂ© Catherine de son Calendrier romain gĂ©nĂ©ral dans le cadre du concile Vatican II. Le nouveau Calendrier liturgique romain prĂ©sentĂ© Ă  la suite du motu proprio Mysterii paschalis publiĂ© le 14 fĂ©vrier 1969 par le pape Paul VI est formel : « sainte Catherine (25 novembre) » figure dans la rubrique « Saints qui prĂ©sentent de graves difficultĂ©s historiques » (Sancti qui graves historicas difficultates praebent)42 et, par consĂ©quent, a Ă©tĂ© radiĂ©e de la liste des saints dont le culte est autorisĂ© dans l'Église catholique.

 

En 2002, cette radiation est annulĂ©e par le pape Jean-Paul II. Il fait rĂ©tablir le nom de la sainte dans le calendrier romain gĂ©nĂ©ral Ă  la suite de son pĂšlerinage au monastĂšre Sainte-Catherine du Sinai44. Pour la mĂȘme raison que CĂ©cile : la patronne des musiciens avait Ă©tĂ© maintenue dans le calendrier « Ă  cause de la dĂ©votion populaire » (popularis devotionis causa).
La mĂ©moire liturgique de sainte Catherine est toujours cĂ©lĂ©brĂ©e dans l'Église catholique (en 2014) et dans l'orthodoxie, qui la fĂȘte depuis au moins le IXe siĂšcle.

Et puis, elle a parlé à Sainte Jeanne d'Arc, donc pas de discussion ! M'enfin !

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Voici le résumé du texte extrait de La Lédende Dorée de Jacques de Voragine (Sce Wikipedia).

 

Catherine naquit vers la fin du IIIe siĂšcle dans une famille « royale » d'Alexandrie, en Égypte. Elle acquiert rapidement des connaissances qui la placent au niveau des plus grands poĂštes et philosophes du moment : « Catherine, fille du roi Costus, fut instruite dans tous les arts libĂ©raux ». Un jour, elle voit une sĂ©ance d'apostasie de chrĂ©tiens organisĂ©e par l'empereur Maxence (nom que certains hagiographes du Moyen Âge latin ont voulu remplacer par Maximin) : elle s'adresse Ă  lui et « dispute longuement avec lui, en utilisant diverses dĂ©monstrations des syllogismes, l'allĂ©gorie, la mĂ©tonymie et en parlant de claire et mystique façon ». AprĂšs un deuxiĂšme entretien, oĂč Catherine tente de convaincre l'empereur de l'existence du dieu unique des chrĂ©tiens, celui-ci, « constatant qu'il ne pourrait trouver de parade Ă  la sagesse de Catherine », convoque une assemblĂ©e de cinquante doctes grammairiens et rhĂ©teurs, et leur promet d'« immenses rĂ©compenses s'ils triomphaient par leurs raisonnements de la vierge argumentatrice ». Les orateurs, amenĂ©s de diverses provinces, demandent pourquoi ils avaient Ă©tĂ© appelĂ©s de lieux aussi Ă©loignĂ©s.

 

« L'empereur leur dit : « Il y a auprÚs de nous une jeune fille incomparable de bon sens et de sagesse, qui réfute tous les savants et affirme que nos dieux sont des démons. Si vous arrivez à l'emporter sur elle, vous rentrerez chez vous avec de grands honneurs. » En entendant cela, l'un d'eux, indigné, répond d'une voix pleine de colÚre : « Belle décision pour un empereur ! Pour un différend avec une seule fille, il fait venir de pays lointains les savants de ce monde, alors qu'un seul de nos jeunes élÚves pourrait trÚs certainement la confondre ! »

 

La vierge, encouragĂ©e par un ange du Seigneur l'invitant Ă  rĂ©sister avec constance, s'adresse Ă  l'empereur devant les orateurs : « Par quelle dĂ©cision peux-tu placer une seule jeune fille devant cinquante orateurs Ă  qui, en outre, tu as promis salaire en cas de victoire, alors que tu m'obliges Ă  combattre sans espoir de rĂ©compense ? » Puis elle rĂ©ussit Ă  faire taire les orateurs par la pertinence de son argumentation et Ă  les convertir. L'empereur les fait aussitĂŽt brĂ»ler vifs au milieu de la citĂ©, puis, charmĂ© par sa jeunesse et son « incroyable beautĂ© », s'adresse ensuite Ă  Catherine et lui propose une place dans son palais, au second rang aprĂšs la reine. Elle rĂ©pond : « Cesse de tenir de tels propos ! [
] Je me suis donnĂ©e comme Ă©pouse au Christ [...] Rien ne pourra m'Ă©loigner de l’amour que j'ai pour Lui. » L'empereur la fait alors dĂ©vĂȘtir, frapper Ă  coups de « scorpions » (fouets armĂ©s de pointes de fer) et jeter dans une prison obscure sans nourriture pendant douze jours.

 

L'empereur doit s'absenter. La reine et Porphyre, gĂ©nĂ©ral des armĂ©es, qui est aussi son amant, se rendent dans la prison, oĂč ils voient des anges pansant les plaies de la vierge dans une lumiĂšre Ă©clatante. Ils sont convertis avec les soldats de leur suite. Pendant les douze jours, le Christ envoie une colombe blanche qui nourrit la prisonniĂšre « d'un aliment cĂ©leste ». À son retour, l'empereur constate qu'elle est toute florissante, lui propose une nouvelle fois d'ĂȘtre sa compagne, ce qu'elle refuse Ă  nouveau en rĂ©pondant : « Le Christ est mon Dieu, mon amour, mon berger et mon Ă©poux unique. »

 

Un préfet conseille alors un supplice féroce pour la vierge, afin que l'exemple de cette mort effraye les autres chrétiens : quatre roues entourées de scies de fer et de clous doivent lui déchirer et broyer le corps. Alors la vierge pria le Seigneur de détruire cette machine. « Et voilà qu'un ange du Seigneur frappa et brisa cette meule avec tant de force qu'il tua quatre mille païens. »

 

La reine, son amant, Porphyre, et un nombre important de soldats, ayant avouĂ© leur conversion, sont exĂ©cutĂ©s. L'empereur propose une derniĂšre fois Ă  Catherine de devenir son Ă©pouse, cette fois-ci impĂ©ratrice. Elle refuse et l'empereur la condamne Ă  ĂȘtre dĂ©capitĂ©e. Conduite au lieu d'exĂ©cution, elle prie Dieu et une voix se fait entendre « Viens, ma bien-aimĂ©e, ma belle ! VoilĂ  : la porte du ciel t'est ouverte ». Quand elle est dĂ©capitĂ©e, du lait jaillit de son cou en guise de sang.

 

Alors des anges prennent son corps, l'emportent jusqu'au mont Sinaï, à plus de vingt journées de voyage, et l'ensevelissent avec beaucoup d'honneurs. « De ses ossements s'écoule sans cesse de l'huile qui guérit les corps de tous les malades ».

 

Les sept péchés contre le Saint-Esprit : une tragédie synodale

22/11/2024

Les sept péchés contre le Saint-Esprit : une tragédie synodale

Des factions aux motivations cachĂ©es ont dĂ©tournĂ© le principe traditionnel de la synodalitĂ©, c’est-Ă -dire la collaboration entre les Ă©vĂȘques (collĂ©gialitĂ©) et entre tous les croyants et pasteurs de l’Église (sur la base du sacerdoce commun de tous ceux qui sont baptisĂ©s dans la foi), pour faire avancer leur programme progressiste. En effectuant un virage Ă  180 degrĂ©s, la doctrine, la liturgie et la moralitĂ© de l’Église catholique doivent ĂȘtre rendues compatibles avec une idĂ©ologie nĂ©o-gnostique Ă©veillĂ©e. 

 

Leurs tactiques sont remarquablement similaires Ă  celles des anciens gnostiques, dont IrĂ©nĂ©e de Lyon, Ă©levĂ© au rang de docteur de l’Église par le pape François, a Ă©crit : « Au moyen de leurs plausibilitĂ©s astucieusement construites, ils dĂ©tournent l’esprit des inexpĂ©rimentĂ©s et les prennent en otage. . . . Ces hommes falsifient les oracles de Dieu et se rĂ©vĂšlent de mauvais interprĂštes de la bonne parole de la rĂ©vĂ©lation. Au moyen de paroles spĂ©cieuses et plausibles, ils incitent astucieusement les simples d’esprit Ă  s’interroger [sur une comprĂ©hension plus contemporaine] » jusqu’à ce qu’ils soient incapables « de distinguer le mensonge de la vĂ©ritĂ© » ( Contre les hĂ©rĂ©sies , livre I, prĂ©face). La rĂ©vĂ©lation divine directe est utilisĂ©e comme arme pour rendre acceptable l’auto-relativisation de l’Église du Christ (« toutes les religions sont des chemins vers Dieu »). La communication directe entre le Saint-Esprit et les participants au Synode est invoquĂ©e pour justifier des concessions doctrinales arbitraires (« le mariage pour tous » ; des fonctionnaires laĂŻcs Ă  la tĂȘte du « pouvoir » ecclĂ©siastique ; l'ordination de femmes diacres comme trophĂ©e dans la lutte pour les droits des femmes) comme le rĂ©sultat d'une vision supĂ©rieure, qui peut surmonter toutes les objections de la doctrine catholique Ă©tablie.

 

Mais celui qui, en faisant appel Ă  l’inspiration personnelle et collective de l’Esprit Saint, cherche Ă  concilier l’enseignement de l’Église avec une idĂ©ologie hostile Ă  la rĂ©vĂ©lation et avec la tyrannie du relativisme, se rend coupable de diverses maniĂšres d’un « pĂ©chĂ© contre l’Esprit Saint » (Mt 12, 31 ; Mc 3, 29 ; Lc 12, 10). Il ne s’agit lĂ , comme nous l’expliquerons ci-dessous sous sept aspects diffĂ©rents, que d’une « rĂ©sistance Ă  la vĂ©ritĂ© connue » lorsque « un homme rĂ©siste Ă  la vĂ©ritĂ© qu’il a reconnue, afin de pĂ©cher plus librement » (Thomas d’Aquin, Somme thĂ©ologique II-II, q. 14, a. 2).

 

1. Considérant le Saint-Esprit comme une personne divine

C'est un péché contre le Saint-Esprit que de ne pas le confesser comme la personne divine qui, en unité avec le PÚre et le Fils, est l'unique Dieu, mais de le confondre avec la divinité numineuse anonyme des études religieuses comparées, l'esprit populaire collectif des Romantiques, la volonté générale de Jean-Jacques Rousseau, le Weltgeist de Georg WF Hegel, ou la dialectique historique de Karl Marx, et enfin avec les utopies politiques, du communisme au transhumanisme athée.

 

2. Considérer Jésus-Christ comme la plénitude de la vérité et de la grùce

C’est un pĂ©chĂ© contre le Saint-Esprit que de rĂ©interprĂ©ter l’histoire du dogme chrĂ©tien comme une Ă©volution de la rĂ©vĂ©lation, reflĂ©tĂ©e par des niveaux de conscience avancĂ©s dans l’Église collective, au lieu de confesser la plĂ©nitude insurpassable de la grĂące et de la vĂ©ritĂ© en JĂ©sus-Christ, le Verbe de Dieu fait chair (Jean 1:14-18).

 

IrĂ©nĂ©e de Lyon, le Doctor Unitatis , a Ă©tabli une fois pour toutes, contre les gnostiques de tous les temps, les critĂšres de l'hermĂ©neutique catholique (c'est-Ă -dire de l'Ă©pistĂ©mologie thĂ©ologique) : 1) l'Écriture Sainte ; 2) la tradition apostolique ; 3) l'autoritĂ© doctrinale des Ă©vĂȘques en vertu de la succession apostolique.

 

Selon l’analogie de l’ĂȘtre et de la foi, les vĂ©ritĂ©s rĂ©vĂ©lĂ©es de la foi ne peuvent jamais contredire la raison naturelle, mais peuvent (et le font) entrer en conflit avec son utilisation idĂ©ologique abusive. Il n’existe a priori aucune nouvelle connaissance scientifique (qui est toujours faillible en principe) qui puisse remplacer les vĂ©ritĂ©s de la rĂ©vĂ©lation surnaturelle et de la loi morale naturelle (qui sont toujours infaillibles dans leur nature profonde). Le pape ne peut donc ni rĂ©aliser ni dĂ©cevoir les espoirs de changement dans les doctrines rĂ©vĂ©lĂ©es de la foi, car « cette fonction d’enseignement n’est pas au-dessus de la parole de Dieu, mais la sert, en enseignant seulement ce qui a Ă©tĂ© transmis » ( Dei Verbum , 10).

 

Le seul et Ă©ternel paradigme de notre relation avec Dieu demeure toujours le Verbe fait chair, plein de grĂące et de vĂ©ritĂ© (Jean 1, 14-18). En opposition Ă  l’illusion de supĂ©rioritĂ© intellectuelle des anciens et nouveaux gnostiques avec leur croyance en l’auto-crĂ©ation et l’auto-rĂ©demption de l’homme, l’Église maintient que la personne de JĂ©sus-Christ est la pleine vĂ©ritĂ© de Dieu dans une « nouveautĂ© » insurmontable pour tous les hommes (IrĂ©nĂ©e de Lyon, Contre les hĂ©rĂ©sies , Livre IV, 34, 1). Car : « Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait Ă©tĂ© donnĂ© parmi les mortels, par lequel nous devions ĂȘtre sauvĂ©s » (Actes 4, 12).

 

3. Concernant l’unitĂ© de l’Église en Christ

C'est un pĂ©chĂ© contre le Saint-Esprit que de remettre l'unitĂ© de l'Église dans l'enseignement de la foi Ă  l'arbitraire et Ă  l'ignorance des confĂ©rences Ă©piscopales locales (qui se dĂ©veloppent doctrinalement Ă  des rythmes diffĂ©rents) sous prĂ©texte de ce qu'on appelle la dĂ©centralisation. IrĂ©nĂ©e de Lyon dĂ©clare contre les gnostiques : « Bien que dispersĂ©e dans le monde entier, jusqu'aux extrĂ©mitĂ©s de la terre... l'Église catholique possĂšde une seule et mĂȘme foi dans le monde entier » (IrĂ©nĂ©e de Lyon, Contre les hĂ©rĂ©sies , Livre I, 10, 1-3).

 

L’unitĂ© de l’Église universelle « en corps et en un seul Esprit » est fondĂ©e sur le plan christologique et sacramentel. Car : « un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptĂȘme, un seul Dieu et PĂšre de tous, qui est au-dessus de tous, par tous et en tous » (Eph. 4, 5-6). Et il est contraire Ă  cette mĂȘme « unitĂ© de l’Esprit » (Eph. 4, 3) d’enchevĂȘtrer les porteurs de la mission globale de l’Église (laĂŻcs, religieux et clergĂ©) dans une lutte pour le « pouvoir » au sens politique, au lieu de comprendre que le Saint-Esprit opĂšre leur coopĂ©ration harmonieuse. Pour chacun de nous, « dire la vĂ©ritĂ© dans l’amour
 doit grandir Ă  tous Ă©gards en celui qui est la tĂȘte, en Christ » (Eph. 4, 15).

 

4. ConsidĂ©rant l’épiscopat comme une institution de droit divin

C’est un pĂ©chĂ© contre le Saint-Esprit, qui, par le sacrement de l’Ordre, a nommĂ© Ă©vĂȘques et prĂȘtres pasteurs de l’Église de Dieu (Ac 20, 28), de les destituer, voire de les sĂ©culariser, de maniĂšre purement personnelle, sans procĂ©dure canonique. Les critĂšres objectifs des mesures disciplinaires contre les Ă©vĂȘques et les prĂȘtres sont l’apostasie, le schisme, l’hĂ©rĂ©sie, l’inconduite morale, un style de vie grossiĂšrement non spirituel et une incapacitĂ© Ă©vidente Ă  exercer une fonction. Cela est particuliĂšrement vrai pour la sĂ©lection des futurs Ă©vĂȘques lorsque le candidat, nommĂ© sans examen attentif, n’a pas « une connaissance solide de la parole, fidĂšle Ă  la doctrine ( sana doctrina ) » (Tite 1, 9).

 

5. Concernant la loi morale naturelle et les valeurs non négociables

C'est un pĂ©chĂ© contre le Saint-Esprit que les Ă©vĂȘques et les thĂ©ologiens ne soutiennent publiquement le pape que de maniĂšre opportuniste, alors qu'il soutient leurs prĂ©fĂ©rences idĂ©ologiques. Personne ne peut rester silencieux lorsqu'il dĂ©fend le droit Ă  la vie de chaque ĂȘtre humain, de sa conception Ă  sa mort naturelle. Car le pape est le plus haut interprĂšte authentique de la loi morale naturelle sur terre, dans laquelle la parole et la sagesse de Dieu resplendissent dans l'existence et l'ĂȘtre de la crĂ©ation (Jean 1:3). Si la loi morale naturelle, qui est Ă©vidente dans la conscience de chaque ĂȘtre humain (Rom. 2:14), ne constitue pas la source et le critĂšre par rapport auxquels juger les lois (toujours faillibles) de l'État, alors le pouvoir politique glisse vers le totalitarisme, qui piĂ©tine les droits humains naturels qui devraient constituer la base de toute sociĂ©tĂ© dĂ©mocratique et de tout État de droit. C’est ce que dĂ©clarait le pape Pie XI dans l’encyclique Mit Brennender Sorge (1937) contre les lois raciales de Nuremberg, formellement valables en droit allemand : « C’est Ă  la lumiĂšre des commandements de cette loi naturelle que toute loi positive, quel que soit son lĂ©gislateur, peut ĂȘtre Ă©valuĂ©e dans son contenu moral et, par consĂ©quent, dans l’autoritĂ© qu’elle exerce sur la conscience. Les lois humaines en contradiction flagrante avec la loi naturelle sont viciĂ©es d’une souillure qu’aucune force, aucun pouvoir ne peut rĂ©parer » ( Mit Brennender Sorge , 30). 

 

6. ConsidĂ©rer l’Église comme un sacrement de l’unitĂ© humaine

C’est un pĂ©chĂ© contre le Saint-Esprit que d’incorporer la division politique et idĂ©ologique de la sociĂ©tĂ© depuis les LumiĂšres europĂ©ennes et la RĂ©volution française dans une philosophie restauratrice ou rĂ©volutionnaire de l’histoire et que de paralyser ainsi l’Église une, sainte, catholique et apostolique en opposant en son sein des factions « progressistes » Ă  des factions « conservatrices ». 

 

Car l'Église dans le Christ n'est pas seulement le sacrement de la communion la plus intime de l'homme avec Dieu, mais aussi le signe et l'instrument de l'unitĂ© de l'humanitĂ© dans sa finalitĂ© naturelle et surnaturelle ( Lumen Gentium , 1).

 

Le discernement des esprits ne se fait pas dans un but politique, mais dans un but thĂ©ologique, en fonction de la vĂ©ritĂ© de la rĂ©vĂ©lation, qui est prĂ©sentĂ©e dans la doctrine infaillible de la foi de l'Église. Ainsi, le critĂšre objectif de la foi catholique est l'orthodoxie par opposition Ă  l'hĂ©rĂ©sie (et non la volontĂ© subjective de prĂ©server ou de modifier des aspects culturels contingents).

 

A l'approche du 1700e anniversaire du concile de Nicée (325), nous pourrions garder à l'esprit la devise suivante : mieux vaut partir cinq fois en exil avec saint Athanase que de faire la moindre concession aux ariens.

 

7. Concernant la nature surnaturelle du christianisme, qui s’oppose à son instrumentalisation à des fins profanes

Le pĂ©chĂ© le plus courant contre le Saint-Esprit est lorsque l’origine et le caractĂšre surnaturels du christianisme sont niĂ©s afin de subordonner l’Église du Dieu trinitaire aux buts et aux objectifs d’un projet de salut mondial, qu’il s’agisse de la neutralitĂ© climatique Ă©cosocialiste ou de l’Agenda 2030 de « l’élite mondialiste ».

 

Celui qui veut vraiment entendre ce que l’Esprit dit Ă  l’Église ne s’appuiera pas sur des inspirations spiritualistes et des platitudes idĂ©ologiques, mais mettra toute sa confiance, dans la vie et dans la mort, uniquement en JĂ©sus, le Fils du PĂšre et l’Oint du Saint-Esprit. Lui seul a promis Ă  ses disciples l’Esprit Saint de vĂ©ritĂ© et d’amour pour toute l’éternitĂ© : « Celui qui m’aime gardera ma parole, et mon PĂšre l’aimera ; nous viendrons vers lui et nous ferons notre demeure chez lui. [
] Mais le Consolateur, l’Esprit Saint, que le PĂšre enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que je vous ai dit » (Jean 14, 23-26).

 

 

Le cardinal Gerhard MĂŒller est ancien prĂ©fet de la CongrĂ©gation pour la doctrine de la foi. 

Sources : FirstThings et Belgicatho

 

 

 

 

Commentaire de ce texte par Mgr LĂ©onard, ancien Ă©vĂȘque primat de Belgique sur le site Belgicatho :

Quel bonheur d'avoir eu comme PrĂ©fet de la CongrĂ©gation pour la Doctrine de la Foi un thĂ©ologien, un catholique, un prĂȘtre , un Ă©vĂȘque et un cardinal de la qualitĂ© de Mgr MĂŒller ! EspĂ©rons que la Providence nous fera le cadeau de retrouver, Ă  ce poste, des hommes de cette qualitĂ© ! Cela garantirait, pour le Peuple de Dieu, un avenir meilleur, loin de la confusion actuelle.

L’effacement par la guerre des ChrĂ©tiens du Liban

21/11/2024

L’effacement par la guerre des ChrĂ©tiens du Liban

La place des chrétiens dans la construction du Liban :
L'Etat libanais a été conçu en partie pour garantir un rÎle politique aux chrétiens de la région. Le mandat français a établi le Grand Liban, incluant le Mont Liban, majoritairement chrétien maronite, et d'autres régions à majorité confessionnelle différente.


Le systÚme politique libanais, basé sur la division confessionnelle de 1932, réservait la présidence à un chrétien maronite.


L'élite maronite aspirait à créer une nation unifiée autour du concept de "pays refuge" pour les minorités et d'une histoire commune (Phénicie).


L'Ă©rosion du rĂȘve libanais et la montĂ©e du Hezbollah :
Le systÚme confessionnel a engendré un clientélisme et une corruption endémiques, contribuant à l'effondrement économique de 2019.


Les conflits régionaux, notamment la guerre civile libanaise (1975-1990), ont profondément impacté le pays.


Le Hezbollah, créé en 1982 avec le soutien de l'Iran, s'est imposé comme un "Etat dans l'Etat", divisant les chrétiens et affaiblissant leur influence politique.


"Le Hezbollah a trouvé une certaine légitimité auprÚs des autres confessions grùce à son discours de résistance contre Israël" et son combat contre Daech.


Marginalisation des Chrétiens et divisions internes:
La chute démographique des chrétiens, due à une faible fécondité et une émigration massive, a contribué à leur marginalisation.


Les chrétiens se sont divisés face au Hezbollah, certains (orthodoxes) se montrant conciliants, d'autres (maronites) se partageant entre factions anti-Hezbollah et pro-Hezbollah.


L'absence de président depuis deux ans et le blocage du Hezbollah concernant le candidat à la présidence renforcent le sentiment de marginalisation des chrétiens.


"Outre leurs divisions politiques, les chrétiens ont surtout l'impression de subir une guerre qui n'est pas la leur."


RĂ©signation et espoir d'un avenir meilleur:
Malgré leur résignation, les chrétiens jouent un rÎle majeur dans l'accueil des déplacés, ouvrant les portes des monastÚres et des églises.


Face à un avenir politique incertain, les chrétiens libanais aspirent à une réforme profonde du systÚme et un retour à la neutralité du Liban.


Le patriarche maronite Béchara Raï a dénoncé à la fois le Hezbollah et Israël, reflétant "l'exaspération et la résignation de nombreux chrétiens."


 Les chrĂ©tiens au Liban sont donc dans une situation complexe et prĂ©caire, confrontĂ©s Ă  la guerre, la marginalisation politique et des divisions internes. MalgrĂ© les difficultĂ©s, ils continuent de jouer un rĂŽle important dans la sociĂ©tĂ© libanaise et nourrissent l'espoir d'un avenir meilleur pour leur pays.

 


Que Saint Charbel leur vienne en aide !

Les démons s'invitent dans les familles à Noël.

21/11/2024

Les démons s'invitent dans les familles à Noël.

Mais on y voit un garçonnet entourĂ© de bougies allumĂ©es couchĂ© sur un pentagramme, entourĂ© d’autres enfants tout prĂȘts pour le jeu de cartes que cache l’emballage : « Invoquons des dĂ©mons ». EditĂ© en plusieurs langues et disponible sur Amazon, le jeu consiste Ă  capturer des Ăąmes pour attirer l’attention des anges dĂ©chus. Et cela n’a rien d’innocent : quand on appelle le diable, on lui ouvre une porte qu’il a toutes les raisons de vouloir franchir.

 

Une brĂšve description du jeu explique : « En dĂ©marrant seulement avec ses fiables bougies, chaque joueur doit collecter des Ăąmes – et ensuite les dĂ©penser – pour recevoir de l’aide sous forme de filles, garçons et animaux du “bloc”. Mais surtout ne te prends pas d’affection pour tes nouveaux amis : dĂšs qu’ils t’auront rapportĂ© davantage d’ñmes, il faudra commencer Ă  les “sacrifier” (les dĂ©fausser) pour “invoquer des dĂ©mons !” Remporte le jeu celui qui, le premier, aura invoquĂ© trois dĂ©mons tout en ayant au moins dix Ăąmes dans sa rĂ©serve. »

 

Invoquons des démons, un jeu pour enfants fait le tour de la planÚte
D’abord paru chez Don’t Panic Games en 2022, c’est en 2024 que la version espagnole a Ă©tĂ© lancĂ©e par Gen X et elle circule dĂ©sormais en Espagne et dans de nombreux pays latino-amĂ©ricains, sans rencontrer, grĂące Ă  Dieu, un succĂšs spectaculaire. Mais le jeu circule sans encombre et a mĂȘme suscitĂ© la production de produits dĂ©rivĂ©s, tels des t-shirts portant l’image du couvercle de la boĂźte dĂ©crite plus haut.

 

On s’échange des avis sur internet et comme pour les innombrables jeux qui sont venus depuis quelques annĂ©es enrichir une offre qui ne se limite plus aux sempiternels Monopoly ou Cluedo, il existe des tutoriels et des Ă©valuations dans la presse spĂ©cialisĂ©e. Celle-ci salue « l’humour dĂ©calĂ© » de Let’s Summon Demons (le titre original) et la stratĂ©gie qu’on peut y dĂ©ployer – et s’abstient de tout commentaire moral nĂ©gatif, histoire de ne pas paraĂźtre Ă©troit d’esprit, sans doute.

 

Mais les esprits, eux, sont prĂ©cisĂ©ment friands de l’ouverture dont fait preuve ce jeu aux relents satanistes. Il est des choses avec lesquelles on ne joue pas. Le monde hispanophone l’a compris oĂč une campagne a Ă©tĂ© lancĂ©e pour demander Ă  Amazon de ne plus diffuser ce jeu « pervers ».

 

 

Anne Dolhein sur RITV

« Le courage de la foi »

20/11/2024

« Le courage de la foi »

La maladie du cancer et le dĂ©cĂšs de l’auteur arrĂȘtĂšrent ce projet pour un temps : c’est donc une publication posthume que proposent les Ă©ditions ArtĂšge[1], Ă  partir des Ă©crits et plans de l’abbĂ© Gordien. Le but visĂ© est clair, comme le prĂ©cisait l’auteur Ă  l’éditeur : « depuis douze ans que je suis prĂȘtre, mon ministĂšre auprĂšs des jeunes m’a conduit Ă  constater qu’une des vertus ĂŽ combien nĂ©cessaire aujourd’hui Ă©tait le courage. Aussi le dĂ©sir d’écrire un livre sur le courage m’est venu. Je souhaiterais l’adresser essentiellement aux jeunes, dans un style direct et exhortatif » (p. 9).
AprĂšs une rapide prĂ©face de l’abbĂ© Thomas Chapuis, qui trace Ă  grand trait le portrait sacerdotal de l’abbĂ© Gordien, viennent cinq chapitres que nous rĂ©partirions en deux catĂ©gories : les quatre premiers, cƓur de l’ouvrage initialement prĂ©vu par l’abbĂ© Gordien, et le dernier : son testament spirituel.
 
Les quatre premiers chapitres
Les quatre premiers chapitres constituent l’ouvrage initialement prĂ©vu par l’AbbĂ© Gordien, le style en est simple, clair et direct, avec souvent des apostrophes au lecteur. Ce dernier se laisse mener par des paragraphes courts, thĂ©matiques et numĂ©rotĂ©s, dans la veine du best-seller de la fin du Moyen-Âge, L’Imitation de JĂ©sus-Christ. La table des matiĂšres permet ainsi de se reporter rapidement Ă  tel ou tel thĂšme traitĂ© dans l’ouvrage.

Il s’agit d’abord de « Chercher le Seigneur et sa force » (chapitre 1) : l’abbĂ© insiste sur la connaissance personnelle du Christ par l’étude, la mĂ©ditation des Évangiles et la priĂšre.

 

Si vous avez la force et l’amour, mais sans l’intelligence, votre foi se rĂ©duira Ă  de vagues sentiments fumeux ; elle n’aura pas d’ancrage solide et elle suivra tout vent de doctrine
 Si vous avez la force et l’intelligence, mais sans l’amour, votre foi court le risque de se glacer, de se durcir. Vous aurez l’enthousiasme de la foi qui cherche, qui questionne, mais le danger est de contracter une foi cĂ©rĂ©brale qui mĂ©prise le plus faible. Si vous avez l’amour et l’intelligence, mais sans la force, vous ne tiendrez pas, et vous allez rougir de l’Évangile[2].

 

C’est ensuite « Le courage de la saintetĂ© » (chapitre 2) : puisque nous savons maintenant qui est Dieu et ce qu’il attend de nous, il faut rĂ©solument le suivre par l’excellence de la saintetĂ© ! Ce qui demande un style de vie radical, et non en demi-teinte, et des moyens proportionnĂ©s comme le jeĂ»ne, la puretĂ©, l’engagement du service, mais aussi les grands engagements, mariage, sacerdoce, don total de sa vie. Deux apostrophes directes pour illustrer ce propos:

 

 Sois un bĂątisseur. Des milliers d’hommes individualistes vivant cĂŽte Ă  cĂŽte ne font pas un peuple. Il y manque une Ăąme forgĂ©e par le souci des autres et le sens du sacrifice, une Ăąme façonnĂ©e par les gĂ©nĂ©rations qui l’ont pĂ©trie de leur humanitĂ©. C’est cette Ăąme-lĂ  que tu dois retrouver pour servir ta patrie, l’ñme française qui a donnĂ© des hĂ©ros et des saints[
] ‘‘Il y a grande pitiĂ© au Royaume de France’’, disait Jeanne d’Arc. À nouveau, aujourd’hui, la France attend le passage des saints[3].

 

 Ce que JĂ©sus demande, c’est votre coeur[4].

 

Le troisiĂšme chapitre est ainsi intitulĂ© : « Il nous en faut, du courage, pour tĂ©moigner de la vĂ©ritĂ© ». L’idĂ©e est simple : dĂ©tenteur d’un trĂ©sor, ayant fait le choix de la radicalitĂ© Ă©vangĂ©lique et de suivre le Christ sur le chemin exigeant de la saintetĂ©, le chrĂ©tien ne peut pas garder pour lui les richesses qu’il possĂšde ! Tout baptisĂ© est appelĂ© Ă  tĂ©moigner, Ă  ĂȘtre un relais, un Ă©cho du Seigneur, une lumiĂšre sur la route de ses contemporains, et ce malgrĂ© les Ă©preuves, les incomprĂ©hensions et les croix du chemin. Deux citations, parmi tant d’autres, pour illustrer ce chapitre

 

 Si vous ĂȘtes ce que vous devez ĂȘtre, vous mettrez le feu au monde », prĂ©cise l’abbĂ© en reprenant les paroles de sainte Catherine de Sienne [5].

 

 â€˜â€˜Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu’’(Rm 8, 28). De tout ce qui m’arrive, Dieu est capable de faire jaillir un bien plus grand. La plupart du temps, nous ne percevons pas le bien que Dieu peut faire jaillir d’une Ă©preuve. Cependant, dans la foi, je sais que l’amour misĂ©ricordieux de Notre Seigneur est victorieux de tout mal, que la misĂ©ricorde infinie du Seigneur triomphe toujours. ‘‘Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?’’[6].

 

Enfin, le quatriĂšme chapitre a des airs de conclusion et de triomphe anticipĂ© : « Que la joie de Dieu ne quitte pas ton cƓur ». Il rappelle que le Christ a dĂ©jĂ  gagnĂ© ! Il n’y a qu’à demeurer avec lui, ce que nous apprendra la TrĂšs sainte Vierge Marie.

 

Citant BenoĂźt XVI, qui l’a profondĂ©ment marquĂ©, l’auteur rappelle : « Un chrĂ©tien ne peut pas ĂȘtre triste quand il a rencontrĂ© le Christ qui a donnĂ© sa vie pour lui »[7].

 

L’abbĂ© Gordien affirme ailleurs : « Ne vous contentez pas de choses mĂ©diocres. Vous ĂȘtes faits pour un bonheur capable de combler pleinement »[8].

 

Et pour la dévotion mariale, une conviction : « Plus on est proche de Marie, plus le Christ prend de la place en notre ùme, plus on avance sur le chemin de la sainteté »[9].

 

Enfin, en Ă©pilogue : « chers jeunes, choisissez bien vos amis. Et, Ă  votre tour, soyez des sources fraiches et pures pour les autres, comme la Samaritaine, qui Ă  son tour, transmet l’eau vive autour d’elle ! Elle court l’annoncer ! Le monde a soif et ignore tout du bonheur que Dieu seul peut donner »[10].

 

Le cinquiĂšme chapitre et la postface
Le cinquiĂšme chapitre est clairement Ă  part, le changement de ton saute aux yeux : aprĂšs les petits paragraphe numĂ©rotĂ©s, le testament spirituel de l’abbĂ© Gordien est un texte complet, organique, Ă  l’argumentation dĂ©veloppĂ©e, et qui ouvre des perspectives et des rĂ©flexions. Ce sont trente pages importantes, qui rĂ©vĂšlent les profondeurs, les douleurs et les joies d’un cƓur de prĂȘtre au service de l’Église.

 

Reprenant le tracĂ© de son itinĂ©raire spirituel depuis son enfance, l’abbĂ© Gordien Ă©voque ensuite sa rĂ©ponse d’amour Ă  Dieu en devenant prĂȘtre de JĂ©sus-Christ. Âme dĂ©vorĂ©e d’un zĂšle apostolique parfois incompris, il Ă©voque les Ă©preuves que furent sa maladie et ses souffrances, avant d’insister sur la force de la priĂšre. À nouveau, il se place sous la protection de la Vierge Marie, espĂšre avoir menĂ© le bon combat, celui de la foi, avant d’offrir sa vie au CrĂ©ateur.

 

Un texte profond qui donne Ă  rĂ©flĂ©chir, en particulier quand l’abbĂ© Ă©voque ses souffrances par l’Église, pour l’Église. Pour aider Ă  la rĂ©flexion, l’ouvrage s’achĂšve en postface avec l’éclairage du pĂšre Luc de Bellescize, « La LumiĂšre sanglante du testament d’un prĂȘtre ».

VoilĂ  l’Ɠuvre d’un prĂȘtre du Seigneur, animĂ© par le souci des Ăąmes et le zĂšle de la maison de Dieu, prĂȘtre de terrain proches des jeunes et qui veut leur donner le meilleur. À lire et Ă  offrir sans modĂ©ration ! 

 

 

Références

Références
↑1    AbbĂ© Cyril Gordien, Le courage de la foi, Ă©dition ArtĂšge, 2024, 196 pages.
↑2    p .16
↑3    p. 51
↑4    p. 62
↑5    p. 94
↑6    p. 120
↑7    p. 130
↑8    p. 134
↑9    p. 141
↑10    p. 151

 

Source : Claves

Deux époques marquées par l'agitation, la confusion morale et la tromperie des esprits

20/11/2024

Deux époques marquées par l'agitation, la confusion morale et la tromperie des esprits

Dans un entretien Ă  LifeSiteNews aprĂšs son discours, le prince a dĂ©clarĂ© qu’il voyait des parallĂšles entre le « bellicisme » d’aujourd’hui et l’époque de son ancĂȘtre, l’archiduc François-Ferdinand, peu avant la PremiĂšre Guerre mondiale. Il a en outre observĂ© une similitude entre l’époque actuelle et le dĂ©but du XXe siĂšcle, les deux Ă©tant marquĂ©s par « l’agitation, la confusion morale et la tromperie des esprits ».

 

L’archiduc François-Ferdinand d’Autriche, Ă©tait l’hĂ©ritier prĂ©somptif du trĂŽne de l’empire austro-hongrois avant d’ĂȘtre assassinĂ© avec son Ă©pouse en 1914 par un nationaliste serbe lors d’une visite Ă  Sarajevo. L’assassinat de François-Ferdinand est considĂ©rĂ© comme la cause la plus immĂ©diate de la PremiĂšre Guerre mondiale.

 

Von Hohenberg a dĂ©clarĂ© qu’il avait dĂ©cidĂ© de prononcer ce discours parce qu’il se sentait le devoir, en tant que « pĂšre, mari, officier de rĂ©serve de l’armĂ©e autrichienne et chrĂ©tien », de faire tout ce qu’il pouvait « au service de la paix ».

 

Il a soulignĂ© qu’en plus des guerres physiques, nous vivons « une guerre beaucoup plus profonde, une guerre spirituelle » pour « les esprits publics et politiques ».

 

« Et elle est menĂ©e avec toute la puissance et le pouvoir financier des institutions internationales ». « L’objectif est de parvenir Ă  une uniformitĂ© centralisĂ©e Ă  l’échelle mondiale. Et seuls ceux qui s’y conforment sont autorisĂ©s Ă  y participer et Ă  puiser dans la cagnotte de l’argent des contribuables.

 

Il a ajoutĂ© que cette guerre Ă©tait menĂ©e « en redĂ©finissant les concepts et en sĂ©lectionnant les termes, en changeant les normes par la rĂ©pĂ©tition universelle de mantras dans les mĂ©dias, le cinĂ©ma et la tĂ©lĂ©vision, en modifiant les programmes scolaires et universitaires, en changeant la culture, en manipulant sĂ©lectivement les donnĂ©es, maintenant avec l’aide de l’IA, et d’autres techniques subtiles ».

Ceux qui ne s’y soumettent pas verront leur compte bancaire gelĂ© et leurs « permis de travail et de voyage retirĂ©s », comme on l’a dĂ©jĂ  vu dans les « soi-disant dĂ©mocraties occidentales ».

 

Les profondes racines catholiques de la dynastie des Habsbourg Ă©taient Ă©videntes tout au long de l’évĂ©nement du 16 novembre. Avant le discours du prince, une messe de requiem traditionnelle a Ă©tĂ© cĂ©lĂ©brĂ©e au chĂąteau d’Artstetten pour les Ăąmes de l’archiduc François-Ferdinand et de son Ă©pouse Sophie, duchesse de Hohenberg.

 

Au cours de son discours, le prince a constamment soulignĂ© l’importance de la tradition et de la foi chrĂ©tienne.

« Un traditionaliste a un tel respect pour le coĂ»t des leçons apprises par ses ancĂȘtres qu’il se protĂšge de l’amnĂ©sie avec toutes ses facultĂ©s ».

 

Selon M. von Hohenberg, les leçons les plus importantes du passĂ© sont que « le coĂ»t de la guerre » est trĂšs Ă©levĂ© et que « les formes coercitives de gouvernement » ont entraĂźnĂ© « la misĂšre et l’anĂ©antissement ».

Prenons par exemple la tendance actuelle des organisations mondiales à appeler leur pouvoir incontrÎlé « gouvernance ».

« Ces organisations sont fortement influencĂ©es par les conglomĂ©rats mondiaux et leurs financiers, qui imposent leurs intĂ©rĂȘts et leurs utopies mondialistes de maniĂšre non dĂ©mocratique.

Il a citĂ© les « lois d’urgence rĂ©cemment ratifiĂ©es » par l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS) comme « un exemple de ce type de lĂ©gislation dictatoriale ».

 

Le prince a exhorté ses auditeurs à se tourner vers Dieu en ces temps de confusion.

« Dieu a donnĂ© Ă  chacun d’entre nous la capacitĂ© et la libertĂ© de penser, d’entraĂźner notre esprit Ă  se concentrer sur tout ce qui est juste, vrai et donnĂ© par Dieu.

« La libertĂ© divine de penser est conçue pour nous protĂ©ger de l’imposition tyrannique de l’idĂ©ologie ».

 

L’attention portĂ©e Ă  Dieu devrait nous renforcer contre les distorsions auxquelles « nous sommes soumis », en particulier dans le langage. Il a citĂ© en exemple des termes tels que « soins pour l’affirmation du genre », euphĂ©misme pour « castration et mutilation », « soins de santĂ© reproductive » au lieu du terme exact d’« infanticide », et « protection contre la dĂ©sinformation » au lieu de « censure ».

Le prince a terminĂ© son discours en donnant des conseils sur la maniĂšre de vivre correctement afin de changer le monde pour le mieux : « Limitez votre temps d’écran et d’écoute. RedĂ©couvrez les classiques [et] les philosophes anciens. Recherchez activement le savoir de vos ancĂȘtres. Parlez Ă  vos aĂźnĂ©s. Enseignez Ă  vos enfants et petits-enfants ».

« Levez les yeux de votre tĂ©lĂ©phone et essayez d’engager des conversations informelles avec le caissier, le chauffeur de taxi, le passager du train ou de l’avion, par exemple. Chaque rencontre, aussi banale soit-elle, est une occasion divine. On ne sait jamais quel effet un mot peut avoir sur une autre personne ».

 

M. Von Hohenberg a expliquĂ© Ă  LifeSiteNews l’importance de « voir le Christ dans notre voisin », mĂȘme s’il n’est pas d’accord avec nous.

« Priez pour que le Saint-Esprit puisse agir Ă  travers vous, mĂȘme de façon insignifiante ».

« Il peut sembler impossible, en tant qu’individu, de lutter contre la corruption de l’esprit collectif ». « Cependant, nous pouvons reprendre le pouvoir aux institutions anonymes. Le changement se produit lorsque vous refusez d’ĂȘtre conditionnĂ© par le statu quo. Le changement se produit lorsque vous refusez d’accepter tranquillement le rĂ©cit omniprĂ©sent ».

 

« Comme Sainte ThĂ©rĂšse d’Avila nous l’a enseignĂ© :

Le Christ n’a plus d’autre corps que le vĂŽtre. Il n’a pas d’autres mains, pas d’autres pieds sur terre que les vĂŽtres. Vous ĂȘtes les yeux Ă  travers lesquels il regarde ce monde avec compassion. Vous ĂȘtes les pieds avec lesquels il marche pour faire le bien. Vous ĂȘtes les mains par lesquelles Il bĂ©nit le monde entier. Ses mains sont les vĂŽtres. Ses pieds sont les vĂŽtres. Vous ĂȘtes Ses yeux. Vous ĂȘtes Son corps ».

Source LifeSiteNews, traduction le Salon Beige
Image Picryl domaine public

Javier Milei : la gouvernance mondiale est en Ă©chec !

19/11/2024

Javier Milei : la gouvernance mondiale est en Ă©chec !

Session II : « Réforme des institutions de la gouvernance mondiale ».

 

Chers membres de cette assemblée,

 

Les organismes et forums internationaux qui constituent aujourd’hui la communautĂ© internationale ont Ă©tĂ© crĂ©Ă©s dans l’esprit que toutes les nations concernĂ©es pourraient se rĂ©unir pour coopĂ©rer sur une base volontaire, en tant qu’égales et autonomes, afin, entre autres, de sauvegarder les droits fondamentaux des personnes.

 

Ce principe est inscrit dans le premier article de la DĂ©claration universelle des droits de l’homme, qui stipule que « tous les ĂȘtres humains naissent libres et Ă©gaux en dignitĂ© et en droits ».

 

Pourtant, aujourd’hui, prĂšs de 70 ans aprĂšs l’inauguration de ce systĂšme de coopĂ©ration internationale auquel nous participons, nous et le reste des nations du monde, il est temps de reconnaĂźtre que ce modĂšle est dĂ©passĂ©, il est temps de reconnaĂźtre que ce modĂšle est en crise, parce qu’il est depuis longtemps en contradiction avec son objectif initial.

 

Tout d’abord, parce que nous n’avons pas rĂ©ussi Ă  remplir le mandat de coopĂ©ration internationale volontaire entre Ă©gaux.

 

Aujourd’hui, ce qui prĂ©vaut dans la communautĂ© internationale est un schĂ©ma d’imposition. Il ne s’agit pas d’une coopĂ©ration symĂ©trique et autonome.

 

DeuxiÚmement, et surtout, parce que de nombreuses politiques promues avec insistance par la communauté internationale violent les droits les plus fondamentaux des citoyens du monde, à savoir le droit à la vie, à la liberté et à la propriété privée.

 

En pensant au slogan de cette exposition, je crois que le concept de « gouvernance mondiale » est devenu l’étiquette de cet Ă©chec.

 

Car aujourd’hui, mĂȘme si beaucoup n’osent pas le dire Ă  voix haute, nombreux sont ceux qui, au sein de la communautĂ© internationale, considĂšrent que la « gouvernance mondiale » est synonyme d’impositions de toutes sortes sur nos nations et nos citoyens.

 

Qu’il s’agisse de barriĂšres Ă  la production et au commerce, de mandats de censure sur la libertĂ© d’expression, d’impositions culturelles ou de conditions d’accĂšs au marchĂ© du crĂ©dit.

Le problÚme est que ces définitions ne sont pas des accords entre les parties, mais des exigences, car ceux qui osent avoir leur propre point de vue sont punis.

 

Pour nous, le consensus est toujours fondĂ© sur un dĂ©saccord sain et un dĂ©bat vigoureux. Mais aujourd’hui, le dĂ©saccord est scandaleux, et le dĂ©bat n’est ni vigoureux ni sain. Il n’y a pas d’égalitĂ© souveraine qui le permette et, par consĂ©quent, le rĂ©gime international devient un corset qui nous Ă©touffe.

 

La preuve en est que, dans divers milieux, nous avons mĂȘme Ă©tĂ© accusĂ©s de promouvoir des discours de haine, d’ĂȘtre antidĂ©mocratiques ou de reprĂ©senter un danger pour les droits de l’homme, simplement parce que nous avons une opinion dissidente.

 

Cela signifie que les mĂ©canismes de la gouvernance mondiale n’offrent pas de canal pour une conversation entre Ă©gaux. Ils n’offrent que deux voies : la soumission ou la rĂ©bellion.

 

Eh bien, plutĂŽt que d’ĂȘtre des esclaves, nous prĂ©fĂ©rons la rĂ©bellion. Je saisis donc cette occasion pour clarifier la position de cette administration sur certains des slogans de la mal nommĂ©e « gouvernance mondiale ».

 

S’il s’agit de restreindre la libertĂ© d’opinion, ne comptez pas sur nous [no cuenten con nosotros en version originale].

 

S’il s’agit d’empiĂ©ter sur les droits de propriĂ©tĂ© des individus par le biais de la fiscalitĂ© et de la rĂ©glementation, ne comptez pas sur nous.

 

S’il s’agit de limiter le droit des pays à exploiter librement leurs ressources naturelles, ne comptez pas sur nous.

 

S’il s’agit d’inventer des privilĂšges de sexe, de race, de classe ou de toute autre minoritĂ©, et de nier le principe d’égalitĂ© devant la loi, ne comptez pas sur nous.

 

S’il s’agit d’imposer une plus grande intervention de l’État dans l’économie, nous sommes exclus.

 

Nous pensons que la coopĂ©ration internationale peut ĂȘtre bĂ©nĂ©fique pour tous, oui, mais cela exige le respect de la souverainetĂ© des nations et des droits individuels de leurs citoyens.

 

AprĂšs tout, c’est l’essence mĂȘme de notre programme de libertĂ© et c’est la direction que devrait prendre, selon nous, tout effort de rĂ©forme des institutions de la gouvernance mondiale.

 

Tout comme il y a eu une course Ă  l’espace au XXe siĂšcle, nous pensons que les prochaines dĂ©cennies seront marquĂ©es par une autre course. Une course Ă  la fiscalitĂ© et Ă  la dĂ©rĂ©glementation, oĂč les pays qui prĂ©servent la libertĂ© des individus prospĂ©reront. Ceux qui libĂšrent les forces productives. Ceux qui rĂ©compensent l’innovation au lieu de la punir. En d’autres termes, ceux qui s’attaquent aux vĂ©ritĂ©s que la communautĂ© internationale a nĂ©gligĂ©es au cours des derniĂšres dĂ©cennies.

 

Aujourd’hui, nous nous engageons Ă  ĂȘtre Ă  l’avant-garde de cette course.

 

Et nous avons la foi et l’espoir que la communautĂ© internationale reviendra aux principes qui lui ont donnĂ© vie : la coopĂ©ration volontaire de nations souveraines sur un pied d’égalitĂ©, en dĂ©fense de la libertĂ© des individus.

 

Notre-Dame de Paris : un nouvel Ă©crin pour la couronne d’épines du Christ

18/11/2024

Notre-Dame de Paris : un nouvel Ă©crin pour la couronne d’épines du Christ

Ce meuble contemporain, encore en piĂšces dĂ©tachĂ©es, est en cours d’assemblage dans les Ateliers Saint-Jacques et la Fondation de Coubertin installĂ©s Ă  Saint-RĂ©my-lĂšs-Chevreuse qui ont prĂ©vu de le livrer Ă  la cathĂ©drale le 19 novembre 2024.

 

Ce meuble contemporain mesure 3,65 mĂštres de haut sur 2,85 mĂštres de large. Il est composĂ© de plus d’un millier de piĂšces. Dans un bloc de marbre de Carrare, les tailleurs de pierre ont ciselĂ© un autel marquĂ© d’une croix et couvert de petites bougies Ă  LED. Au-dessus, sur une structure en bois de cĂšdre, une grande aurĂ©ole couverte de 396 pavĂ©s de verre sera fixĂ©e.

 

Au centre de l’aurĂ©ole, une demi-sphĂšre en acier inoxydable, ornĂ©e d’un bleu profond assorti Ă  la voĂ»te et aux vitraux de Notre-Dame, abritera la couronne d’épine. Cette niche, Ă©clairĂ©e avec de la fibre optique pour Ă©viter tout risque d’incendie, accueillera la couronne Ă  l’occasion de certaines cĂ©lĂ©brations.

Photos Loic Ogez